CSDHI – Ces dernières semaines, une nouvelle vague d’inquiétude a déferlé parmi les organisations de défense des droits humains et les familles concernant la condition de trois prisonniers politiques condamnés à mort : Farshad Etemadifar, Masoud Jamei et Alireza Mardasi. Ces individus, ainsi que deux autres défendeurs dans une affaire conjointe, ont été poursuivis pour des accusations telles que « corruption sur terre » et « appartenance à des groupes antigouvernementaux ». Le tribunal révolutionnaire d’Ahvaz les a condamnés à des peines sévères, y compris la peine de mort à deux reprises. Ces peines ont été prononcées malgré les appels interjetés par les avocats de la défense.
Manque de transparence dans le procès et torture pour aveux forcés
Selon des informations crédibles, leurs arrestations ont impliqué des violations flagrantes des droits fondamentaux. Lors de leur interrogatoire au centre de détention du renseignement de Yasuj, ils ont été soumis à des tortures physiques et psychologiques sévères. Des sources proches des familles soulignent que non seulement elles se sont vu refuser l’accès à un avocat, mais les aveux qui leur étaient attribués ont été extorqués sous pression, sans respect pour les principes d’un procès équitable, et ont servi de base principale pour la condamnation.
Masoud Jamei : Un prisonnier malade dans une condition physique critique sous une pression extrême
La condition de Masoud Jamei, un activiste arabe du village de Shakhkoupal à Ahvaz, est décrite comme plus critique que celle des autres accusés. Il a été soumis à une torture intense au moment de son arrestation et a subi des pressions supplémentaires lors de l’arrestation de sa femme et de ses enfants. Zainab Hazbapour (sa femme) et ses trois enfants—Nahid, Dalal et Roghayeh—ont été convoqués et arrêtés par le tribunal révolutionnaire du comté de Bavi sur des accusations telles que « lien avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). » Ces actions sont clairement perçues comme une tentative de faire pression sur M. Jamei pour qu’il fasse des aveux forcés.
De plus, Masoud Jamei souffre de graves problèmes de santé, notamment le cancer de l’estomac, la stéatose hépatique, l’hypertension artérielle et les infections internes. Malgré les demandes répétées de la famille pour son transfert vers des centres médicaux, aucune attention médicale n’a encore été fournie—une omission qui pourrait mettre en danger sa vie en prison.
Autres défendeurs : Des peines sévères sans procès équitable
Farshad Etemadifar, un jeune homme du village de Pichab dans le comté de Basht, a été arrêté en juin 2023 avec Saman et Davood Hormatnejad et Mahan Sajjadi. Plus tard, Alireza Mardasi, un enseignant résidant dans le quartier Abuzar d’Ahvaz, a également été ajouté à l’affaire. Les peines sévères dans cette affaire—y compris la double peine de mort pour les trois principaux accusés et des peines de prison à long terme pour les autres — ont été prononcées dans un environnement judiciaire dépourvu d’équité et de transparence juridique. Les procès se sont déroulés à huis clos, sans la présence d’avocats indépendants ou d’observateurs impartiaux.



