Un député iranien admet que des religieux du régime ont ordonné l’exécution de leurs propres enfants après la révolution de 1979

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CSDHI – La révélation du député iranien Alireza Salimi met en lumière les méthodes impitoyables utilisées pour asseoir la loyauté et écraser toute dissidence au sein du régime iranien.

Alireza Salimi, membre du présidium du parlement du régime iranien, a fait une confession stupéfiante qui éclaire d’un jour nouveau les origines brutales du pouvoir clérical et ses mécanismes de répression. Évoquant les premières années qui ont suivi la révolution de 1979, le député iranien Salimi a révélé que certains enfants de hauts dignitaires religieux – des figures centrales de la hiérarchie au pouvoir – avaient rejoint les forces d’opposition. En réponse, des dirigeants religieux de premier plan auraient eux-mêmes ordonné l’exécution de leurs propres enfants, afin de prouver leur loyauté absolue au régime.

Le député iranien Salimi a cité nommément des figures ultraconservatrices telles que Mohammad Mohammadi Gilani et Ahmad Jannati, affirmant qu’ils s’étaient empressés de se désolidariser publiquement de l’opposition en approuvant la mise à mort de leurs proches. Il a qualifié cet acte ignoble de « signe de grandeur », déclarant :

« Aux premiers jours de la révolution, certains enfants de religieux ont rejoint des groupes d’opposition, et certains de nos aînés ont ordonné leur exécution, comme Gilani et Jannati, traçant ainsi sans délai une ligne de démarcation. »

Un régime bâti sur la trahison et la violence

Cette confession révèle avec une crudité glaçante la sauvagerie avec laquelle le régime clérical a imposé son pouvoir dès ses débuts. En sacrifiant même leurs propres enfants, ses dirigeants ont démontré que la fidélité au système surpassait toute obligation humaine ou morale, y compris les liens du sang.

Les idéologues du régime, longtemps auréolés d’une prétendue autorité morale et religieuse, apparaissent ici comme des figures prêtes à trahir leur chair et leur sang pour consolider leur emprise. Les propos du député iranien Salimi révèlent aussi l’ampleur de l’opposition interne à l’époque, suffisamment forte pour pousser l’élite cléricale à ces extrêmes. Loin d’être une preuve de force, cette confession met en lumière les fractures profondes et les insécurités qui ont marqué le régime dès son origine.

La continuité de la répression

L’aveu du député iranien Salimi ne jette pas seulement une lumière sombre sur le passé : il rappelle aussi la persistance de cette logique répressive. La mentalité qui justifiait l’exécution de ses propres enfants continue de régir la manière dont le régime traite toute forme de contestation. Depuis plus de quarante-cinq ans, le pouvoir s’appuie sur l’emprisonnement, la torture et l’exécution comme instruments de domination. Les familles des dissidents sont régulièrement harcelées, menacées, voire punies – écho macabre de cette logique sacrificielle où les liens personnels s’effacent devant l’exigence de soumission totale.

Alors que le régime célèbre plus de 45 ans de règne, les propos du député iranien Salimi révèlent un système figé dans la peur et la brutalité. Cette révélation offre un regard saisissant sur un pouvoir qui n’a jamais hésité à verser même son propre sang pour se maintenir – un héritage d’oppression qui continue de meurtrir la société iranienne et d’alimenter la résistance contre sa tyrannie.