C’est le 19 juillet 2026 à l’aube qu’à Ispahan, les bourreaux ont exécuté deux jeunes manifestants du soulèvement de janvier 2026, Erfan Esfandiari, 18 ans, et Gol-Mohammad Mohammadi, 24 ans (ressortissant afghan).
Ils étaient accusés de « guerre contre Dieu », de « corruption sur Terre » et de la mort de quatre agents de sécurité.
Dans cette affaire dite de « la place Alikhani » d’Ispahan, le pouvoir judiciaire a condamné à mort 10 autres jeunes insurgés de janvier 2026 pour les mêmes chefs d’accusation. Le 18 juillet au matin, ces 12 condamnés à mort ont tous été transférés hors de la section générale de la prison Dastguerd d’Ispahan, sous prétexte d’une « rencontre avec le juge chargé de l’affaire ». À la suite de ce transfert soudain, d’autres détenus se sont mis en grève pour protester contre le manque d’informations sur le sort de leurs amis. Tous savent désormais que les dix autres détenus courent un risque immédiat d’exécution.
Lors de leur « procès », les prisonniers ont été privé du droit de choisir des avocats indépendants. Les dix autres condamnés à mort sont : Alireza Sepahi, 24 ans ; Abolfazl Sepahi, 23 ans ; Ghaem Hosseini, 20 ans ; Shervine Bagherian, 18 ans ; Amirhossein Ebrahimi Analoucheh, 19 ans ; Amirhossein Safari, 27 ans ; Amirhossein Maleki, 19 ans ; Ali Dashti, 19 ans ; Abolfazl Ebrahimi, 18 ans, et Alireza Reissi, 21 ans.
La dictature religieuse tente à travers ces exécutions inhumaines, d’empêcher l’explosion de la colère populaire et la montée des manifestations. Cependant, ces condamnations ne font que renforcer la détermination de la jeunesse à gagner la liberté et à débarrasser le pays de toute forme de dictature.



