La 1ère chambre du tribunal révolutionnaire de Chiraz en Iran, présidée par le juge Mahmoud Sadati, a condamné à mort deux jeunes, Mojtaba Dehbandi et Kianoush Hamzeh’i Kazerouni, pour « guerre contre Dieu » et « atteinte à la sécurité nationale ». Selon les informations publiées, le jugement de première instance les concernant a été rendu il y a plus de deux mois et ils sont actuellement détenus à la prison centrale Adelabad de Chiraz.
Mojtaba Dehbandi, âgé de 23 ans, et Kianoush Hamzeh’i Kazerouni, âgé de 27 ans, sont tous deux originaires de cette grande ville historique. Leur dossier est lié au soulèvement national de janvier 2026, à la suite duquel un très grand nombre de personnes ont été arrêtées et ont fait l’objet de poursuites à caractère sécuritaire.
Les autorités judiciaires accusent ces deux jeunes hommes d’avoir hébergé des manifestants blessés ainsi que d’avoir incendié des lieux publics.
Selon les informations publiées, ils auraient été identifiés grâce aux images des caméras de surveillance installées sur leur lieu de travail. Toutefois, aucun élément documenté concernant les preuves présentées devant le tribunal ni la manière dont ces images ont été utilisées comme éléments de preuve n’a, à ce jour, été rendu public.
L’accusation de « guerre contre Dieu », qui constitue l’un des chefs d’inculpation les plus graves du droit pénal iranien, a également été retenue ces dernières années contre plusieurs manifestants. Les condamnations à mort prononcées ont toujours suscité de vastes débats et de nombreuses critiques.
Comment s’est déroulée l’arrestation de ces deux jeunes hommes ?
Selon une source bien informée, l’affaire a commencé lorsque Mojtaba Dehbandi et Kianoush Hamzeh’i ont transporté plusieurs manifestants blessés dans leur magasin afin de leur donner des soins.
D’après ces informations, huit jours après, les forces de sécurité ont arrêté les deux jeunes hommes à leur domicile. Quatre manifestants blessés, qui se trouvaient dans le magasin au moment de l’arrivée des forces de sécurité, ont également été arrêtés.
Les rapports publiés indiquent que l’un des principaux axes du dossier concerne précisément cette initiative visant à transporter et à aider des manifestants blessés. Cette action constitue désormais, avec les autres retenues, l’un des fondements de la condamnation à mort prononcée contre eux.


