CSDHI – Le prisonnier politique Mohammad Saber Malek Raisi a entamé une grève de la faim depuis le 29 novembre alors qu’il était en isolement, protestant contre les conditions de détention inhumaines et les tortures qu’il a supportées dans la prison d’Ardabil, en Iran.
Malgré les pathologies cardiaques provoquées par la torture, il a annoncé qu’il n’allait pas arrêter la grève de la faim jusqu’à ce que ses demandes soient satisfaites.
Malek Raisi souffre de fièvre et de fortes douleurs dans la poitrine depuis le 22ème jour de sa grève de la faim, cependant, les autorités de la prison n’ont pas autorisé son hospitalisation à l’extérieur de la prison centrale d’Ardabil. Pour cacher la condition des prisonniers politiques en exil, ils ont aussi interdit tout contact avec leur famille.
Le matin du 29 novembre, le jeune prisonnier politique baloutche, Mohammad Saber Malek Raisi, qui est enfermé dans la prison centrale d’Ardabil, a été transféré dans la section de quarantaine où il a été attaché à un poteau et battu. Farhad Nowrozi, le responsable de la prison intérieure, Sadegh Zadeh, un gardien de prison et un certain nombre de soldats ont sévèrement battu le jeune prisonnier avec des bâtons et des fouets. Les coups étaient si intenses qu’il était couvert de bleus et il a aussi été battu au visage, dans le dos et au ventre. Malek Reiesi a entamé une grève de la faim le 29 novembre pour protester contre ce traitement inhumain.
L’année dernière, le 18 décembre 2016, il a été attaché à un poteau dans la cour de la prison et a été laissé là pendant 14 heures dans des températures glaciales après avoir été battu. Malek Reiesi a été arrêté à l’âge de 17 ans et torturé. Il est actuellement âgé de 25 ans et il est l’un des plus jeunes prisonniers politiques en Iran.
Malek Reisi a écrit une lettre à Mme Asmah Jahangir, la Rapporteuse Spéciale sur les Droits de l’Homme en Iran, détaillant les conditions de détention qu’il a endurées en prison et les insultes proférées contre lui par le Bureau de Protection et du renseignement de la prison centrale d’Ardabil.
« Le mercredi 27 novembre, ma religion et mes croyances ont été insultées par le Bureau de la protection et du renseignement de la prison centrale d’Ardabil et j’ai ensuite été transféré dans le bureau du responsable des gardiens de prison. Là, le responsable de la section et le responsable des gardiens de prison m’ont attaché les mains et les pieds et m’ont battu avec un bâton. Tout en me donnant des coups de poing et des coups de pied, ils ont proféré des propos profanes contre ma famille dans le but de m’insulter. Ils m’ont ensuite transféré en quarantaine alors que j’étais encore attaché et que mon corps était complètement contusionné », voici, ce qu’on peut lire sur sa lettre, en partie…
Mohammad Saber Malek Raisi a été arrêté en 2009 à l’âge de 15 ans. Il a été condamné à 15 ans de prison pour « collaboration avec des groupes d’opposition ».
Sa famille a cependant souvent souligné que leur fils était innocent et qu’il est considéré comme un otage du ministère du renseignement pour arrêter son frère qui ne vit plus avec eux.
Les responsables de la sécurité ont dit à la famille que si leur autre fils, Abdul Rahman, se présentait aux forces de sécurité, Mohammad serait libéré. Abdul Rahman, a fui le pays en 2009, craignant pour sa vie après avoir refusé d’espionner les savants sunnites et les tribus baloutches.
Source : Les droits de l’homme en Iran



