CSDHI – Le responsable du pouvoir judiciaire a défendu les actes commis par une policière appartenant à la « Patrouille d’orientation » du régime iranien, qui a frappé une jeune femme, la semaine dernière pour « hijab insuffisant ».
En effet, le responsable du système judiciaire iranien s’est manifesté quelques jours après la diffusion d’une vidéo de l’incident, dans laquelle on voit une policière en train de frapper une jeune femme, apparemment parce qu’elle ne portait pas porter son hijab correctement. Cette vidéo est devenue « virale » sur les médias sociaux. La grande majorité des commentateurs ont été indignés par la brutalité de l’attaque.
Le conseiller juridique du président Hassan Rohani, Laya Joneidi, ainsi que plusieurs membres du parlement iranien, ont également critiqué la policière pour sa conduite. Les médias iraniens affirment qu’elle a été suspendue pour brutalité et qu’elle a proféré des jurons contre la jeune femme.
Néanmoins, Larijani a déclaré que « la police ne devrait même pas reculer d’un pas, sinon, l’ordre de la société, l’autorité de la police et la sécurité du pays seraient compromis », selon l’agence de presse IRNA.
Sadeq Larijani, responsable du pouvoir judiciaire en Iran, a déclaré : « Nous ne devrions permettre à personne de résister aux actions judiciaires de l’application de la loi ou d’insulter un agent ».
« Les forces de sécurité ne doivent pas reculer d’un pas … car alors ce sera l’apocalypse et la voie vers l’autorité de la police et l’action pour sécuriser le pays sera fermée », a souligné Larijani.
Il a ajouté : « Si certaines personnes devaient affronter la police et essayer ainsi de polariser la communauté afin de faire apparaître un débat culturel comme une discussion politique ou sociale, ce n’est pas du tout acceptable ».
La diffusion de la vidéo du passage à tabac d’une jeune fille par les agents de la « patrouille d’orientation » a provoqué la colère du peuple et une vague de protestations massives.
A cet égard, Ahmed Alam-ol Hoda, le chef de la prière du vendredi à Mashhad, a ergoté sur les personnes qui ont protesté contre les coups portés à la jeune fille et a dit de manière dérisoire : « Un ministre et un avocat [une insinuation aux étrangers qui ne sont pas apparentés à la fille ou à la question] se promènent dans les rues pour protester parce qu’une femme mal voilée a été insultée ».
L’agence de presse Fars, affiliée aux Pasdarans et au quotidien officiel, Kayhan, a qualifié cette affaire d’irrationnelle et aussi de « planifiée » et de « fictive ».
« Personne ne devrait s’interroger sur la présence des forces iraniennes en Syrie et en Irak ! »
Pendant ce temps, le responsable du pouvoir judiciaire a également déclaré lundi : « Quand le système conclut que pour préserver l’autorité du pays … nos conseillers (militaires) devraient continuer leur présence en Syrie et en Irak, personne d’autre ne devrait remettre en question cette politique, mais tout le monde devrait être tout à fait bienveillant pour la défendre et la soutenir ».
L’implication de l’Iran en Syrie et le soutien apporté à Bachar al-Assad ont conduit à des protestations généralisées en Iran, en plus des condamnations internationales.
Les manifestants ont scandé des slogans « Laisse tomber la Syrie, pense à nous » dans les manifestations et soulèvements de janvier dernier dans plus de 100 villes iraniennes. Les agriculteurs d’Ispahan ont également scandé ce slogan ces dernières semaines pour protester contre la grave pénurie d’eau dans la province.
Source : Les droits de l’homme en Iran



