La manifestation que l’on a voulu supprimer

Image

A l'occasion de l'anniversaire de la révolution en Iran, cette année la communauté iranienne ainsi que de nombreuses organisations françaises et européennes ont Imagedécidé d'organiser à Paris une grande manifestation pour protester contre les violations des droits de l'homme en Iran et soutenir la résistance des Iraniens face à la dictature des mollahs. Tout était réuni pour que cette manifestation se déroule le 10 février, en présence de 50 000 iraniens et français attendu sur le Parvis des droit de l'homme, et un mois avant l'organisation de cette journée, la préfecture et les autorités françaises donnent aux organisateurs leur accord ferme pour la tenue de cette manifestation à Paris sur la place du Trocadéro.

Plus de 250 parlementaires de pays européens et une soixantaine d'organisations françaises avaient appelé à cette manifestation, notamment l'Association des travailleurs maghrébins de France, le Conseil des démocrates musulmans de France, Démocraties, Ensemble contre la peine de mort, la Fédération Sud des étudiants, France Libertés, la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (section française), le Mouvement pour la Paix, le MRAP, les Nouveaux Droits de l'Homme, l'Organisation mondiale contre la torture,  le Parti Radical de Gauche, l'Union des étudiants juifs de France, l'UNEF…

Mais pour la dictature religieuse au pouvoir il est intolérable de supporter une manifestation pacifique même à plusieurs milliers de kilomètres des frontières. Les mollahs iraniens ont alors exigé son annulation en avançant des concessions économiques et en exerçant des pressions sur le gouvernement français. Cette demande a été présentée par le ministère des affaires étrangères des mollahs lors d'entretiens et de pressions multiples de son ambassadeur.

Sous ces pressions malgré l'autorisation préalable, Le prefét de police de Paris vient interdit, soudainement, la manifestation sans aucun commentaire le 4 février.