La manifestation que l’on a voulu supprimer

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Lors de cette conférence M. Mohadessine révèle que Sadegh Kharrazi l'ambassadeur du régime des mollahs à Paris a mené trois séries de tractations avec les autorités françaises pour faire interdire la manifestation du 10 février. Au milieu de la semaine dernière, les autorités françaises l'ont assuré qu'elles empêcheraient la tenue de la manifestation. Dans ses pourparlers, le régime des mollahs avait menacé de cesser les négociations sur le nucléaire avec la troïka européenne si la manifestation avait lieu. Téhéran avait également averti la France que la tenue de la manifestation et l'absence de pression sur le CNRI entraîneraient la révision des contrats signés et l'arrêt de nouveau contrat.

Les participants à cette conférence signent alors une déclaration soutenant la manifestation qui va se dérouler le 10 février pour les mêmes motifs à Berlin : "Nous exprimons notre solidarité avec les objectifs de la manifestation des Iraniens le 10 février à Berlin. Nous soutenons comme les manifestants, un changement démocratique en Iran, non pas par une guerre ou par le marchandage, mais par les Iraniens et leur résistance. Ce rassemblement démontre leur volonté d'instaurer la Imageliberté en Iran.

En effet face au refus des autorités françaises les Iraniens décident d'organiser une manifestation à Berlin.

 Le 8 févier le préfet de Paris resté silencieux face aux demandes des journalistes  et face aux protestations d'une quarantaine d'organisation dont le MRAP, la Fondation France liberté et le CRIF, publient un communiqué de presse faisant croire qu'il ignorait les motifs de la manifestation.

Pourtant la demande d'autorisation avait été déposée le 22 décembre à la préfecture de Paris. Dès lors, l'appartenance politique des organisateurs et leur sympathie pour le Conseil national de la Résistance iranienne était parfaitement claire et jusqu'au 1er février, les autorités concernées ont répété à plusieurs reprises leur accord.