Cette interdiction crée une tollé de protestations des organisations appelant à la manifestation. La LDH par la vois de son président Michel Tubiana, condamne cette atteinte à la liberté de manifestation que rien ne peut justifier. Quelle que soit l'appréciation que l'on peut porter sur les organisateurs de cette manifestation, celle-ci a un but parfaitement légitime : dénoncer un régime religieux qui bafoue tous les jours la démocratie et viole, en permanence, les libertés individuelles et collectives.(…) Cette décision du gouvernement français s'inscrit dans la démarche qui a déjà conduit à rafler, il y a plus d'un an, plus d'une centaine de réfugiés politiques iraniens sans que la procédure judiciaire actuellement en cours n'ait la moindre crédibilité. Les mesures d'expulsion prises, en même temps, par le
Ministre de l'Intérieur ont été censurées par les juridictions administratives. Rejoignant la démarche des autorités iraniennes, le gouvernement français tente de faire peser l'accusation de terrorisme sur ceux et celles qui s'opposent au régime iranien. Aucune considération de quelque nature qu'elle soit ne peut justifier que le gouvernement français se mette au service des intérêts d'un régime qui est une offense à la conscience universelle. La LDH demande solennellement au gouvernement français de respecter la liberté de manifestation.
Des milliers de français dont certains comptaient participer à la manifestation signent une pétition condamnant le marchandage avec la dictature religieuse en Iran et la violation du droit à la liberté d'expression de la Résistance et des opposants iraniens en France. Cela revient à se plier aux exigences de ce régime. Cette décision est contraire à l'éthique et aux valeurs de la France, pays des droits de l'homme. C'est une violation des principes démocratiques. C'est aussi une grave erreur politique, car elle encourage les mollahs à accentuer la répression en Iran et à étendre leur oppression au-delà de leurs frontières.
Le Comité organisateur tient mardi une conférence de presse en présence des organisations ayant appelé à la manifestation et des personnalités comme, Mgr Jacques Gaillot, Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP, Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l'Homme, Jean-Pierre Béquet Maire d'Auvers-sur-Oise et président des maires socialistes et républicains du Val d'Oise, Gilles Paruel, ancien bâtonnier du Val d'Oise, Jacques Loch du mouvement Emmaüs liberté, Mohammad Mohadessine, président de la commission des affaires étrangères du CNRI, ainsi que des représentants de syndicats et le vice-président du Mouvement pour la paix se trouvaient parmi les intervenants de la conférence. Parmi les associations du Val d'Oise le collectif citoyen 95, L'oiseau de la liberté, Les Grands lacs étaient présents.



