HNS-info – Le régime de la dictature des mollahs a donc finalement lancé un raid violent contre les commerçants du bazar de Téhéran mercredi alors que celui-ci est en grève depuis deux jours, entrainant la mort de Hadji Kachani, un vieux marchand du bazar agé de 68 ans.
Mercredi 7 juillet, au deuxième jour de la grève au bazar de Téhéran, le régime de la dictature des mollahs a essayé de briser la grève à l’aide de ses agents des forces répressives et des marchands profiteurs qui s’étaient joints à eux pour tenter de forcer les commerçants à rouvrir leurs boutiques. Mais les commerçants en grève ont opposé une résistance aux cris de « Mort à Khamenei », et « Mort à Ahmadinejad », slogans et cris de colère qu’il était pourtant impensable d’entendre dans l’enceinte des bazars il y a quelques semaines.
Les agents en civil des Bassidj’s et des agents répressifs en tenue anti émeutes ont attaqué les marchands, procédant à des arrestations et mettant à sac des magasins. Au cours de ce raid, au bazar de l’habillement, Hadji Kachani, un vieux commerçant, a été grièvement blessé par un coup de poignard. Il est décédé de ses blessures quelques heures plus tard à l’hôpital.
Afin de prévenir la propagation de la grève, le régime de la dictature des mollahs a envoyé un grand nombre de ses agents en uniforme et en civil au bazar pour en boucler l’entrée
Les forces répressives, suivies des sinistres brigades motocyclistes anti émeutes des Nopo’s, ont ensuite envahi les avenues Pamenar et 15 Khordad qui permettent d’accéder au bazar. Par la suite, les commerçants du secteur et des rues qui ne sont pas du bazar ont fermé boutique et rejoint la grève en solidarité.
Le soir même des commerçants des bazars de Tabriz et d’Ispahan ont rejoint la grève des bazars de Téhéran mercredi, selon des messages recueillis par diverses sources. Alors que pourtant tout les oppose socialement etpolitiquement, les travailleurs de l’automobile des usines Iran Kodroh ont lancé par tracts et par internet des appels à soutenir les bazars en grève.
C’est la première fois que le régime et la dictature s’en prennent aux Bazaris qui représentent pourtant l’ossature économique du pays. Traditionnellement plutôt conservateurs, c’est également la première fois depuis la révolution confisquée de 1979 que ceux-ci se mettent en grève. Jusqu’à présent, seuls les bazars de la région du Kurdistan Iranien s’étaient mis en grève en mai dernier pour protester contre l’exécution sommaire de cinq syndicalistes kurdes iraniens. Même le Shah, qui était pourtant la marionnette fantoche de l’impérialisme occidental, n’avait jamais osé s’en prendre au Bazar et aux Bazaris.
Sur le front des manifestations, les étudiants ont de nouveau débordé les « réformateurs » Moussavi et Mehdi Karoubi. Ils appellent par tracts et par une campagne de graffitis sans précédent à descendre à nouveau dans la rue pour les journées du 8 et du 9 juillet 2010.
Pas d’autres nouvelles de ces mobilisations pour le moment si ce n’est que Téhéran et les abords des campus de toutes les villes du pays où ont été lancés des appels à manifester sont quadrillés militairement par des Nopo’s, des brigades anti émeutes et des Bassidj’is en civil.
Derniére minute
Troisiéme jour de grève pour le bazar de Téheran, deuxième jour pour celui de Tabriz. Des arrestation très brutales de grévistes ont eu lieu cette après midi du 8 juillet dans le bazar de Téhéran.



