Les syndicats français demandent la libération de leurs collègues iraniens

VousNousIls.fr- La CFDT, la CGT, FSU, Solidaires et l’Unsa « exigent la libé­ra­tion immé­diate » de tous les syn­di­ca­listes empri­son­nés en Iran dont celle de Réza Shahabi, condamné à six ans ferme pour « pro­pa­gande contre les régime » et « conspiration ».
M. Shahabi est tré­so­rier du syn­di­cat de la régie d’autobus de Téhéran Vahed. Malade, sa santé « s’est aggra­vée suite à ses condi­tions de déten­tion » et, en l’absence de soins, il risque de « demeu­rer para­lysé », écrivent les syn­di­cats fran­çais dans un com­mu­ni­qué publié jeudi.
Mais sur­tout, la condam­na­tion du syn­di­ca­liste et sa déten­tion depuis presque deux ans violent les « droits humains et syn­di­caux », estiment-ils.

Les orga­ni­sa­tions syn­di­cales fran­çaises « exigent » en outre la libé­ra­tion de « tous les syn­di­ca­listes empri­son­nés » dont Ebrahim Madadi de Vahed égale­ment, Ali Nejati du syn­di­cat de la sucre­rie Haft-Tapeh, Behnam Ebrahim-zadeh, Ali Akhavan, Mohamad Jarahi, Shahrokh Zamani, Mehrdad Amin-Vaziri, Abdol Reza Ghanbari, ensei­gnant condamné à mort ou Rassoul Bodaghi, enseignant.
Un appel qui tombe « à quelques semaines de la confé­rence de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Genève » (du 30 mai au 15 juin) et alors que Téhéran conti­nue de pré­tendre « qu’aucun tra­vailleur ni mili­tant ne sont empri­son­nés en Iran », écrivent les syndicats.
De nom­breux res­pon­sables poli­tiques réfor­ma­teurs ont été arrê­tés et par­fois condam­nés à de lourdes peines depuis la pré­si­den­tielle de 2009. La répres­sion contre l’opposition réfor­ma­trice a égale­ment envoyé en pri­son de nom­breux jour­na­listes, avo­cats, res­pon­sables étudiants ou défen­seurs des droits de l’Homme.