CSDHI – Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a vivement condamné les récents enlèvements et exécutions de dissidents iraniens perpétrés par le régime iranien. Dans une déclaration, Mme Radjavi a souligné les cas de trois personnes enlevées et exécutées en Europe : Farajollah Kaab Osayved, Jamshid Sharmahd et Ruhollah Zam. Elle a exhorté les gouvernements d’Allemagne, de Suède et de France à traiter ces cas au Conseil de sécurité des Nations unies. Elle a insisté sur la nécessité d’une réponse internationale immédiate à ces actes, déclarant que ne pas tenir le régime iranien pour responsable l’encouragerait à poursuivre de telles actions.
Mme Maryam Radjavi a rappelé que le CNRI avait déjà demandé une intervention internationale dès le 1er novembre 2020. A l’époque, le CNRI avait mis en garde contre le ciblage transnational des dissidents par le régime et avait appelé les gouvernements européens à superviser le retour en toute sécurité d’Osayved, de Sharmahd et de Zam. Selon Mme Maryam Radjavi, l’histoire du régime iranien en matière d’enlèvements et d’assassinats en dehors de ses frontières justifie une surveillance internationale urgente, et il est essentiel que la communauté internationale s’assure que de telles actions sont conformes aux lois internationales sur les droits de l’homme.
Mme Maryam Radjavi a également fait valoir que le retour de personnalités iraniennes comme Assadollah Assadi et Hamid Noury, détenus en Belgique et en Suède, a enhardi le régime dans son recours à la répression et à la violence transnationales. Pour contrer cela, elle a appelé à des sanctions globales contre le ministère iranien du renseignement (MOIS) et le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC). Elle insiste pour que ces entités soient désignées comme des organisations terroristes et que tous les agents et représentants qui leur sont affiliés soient expulsés d’Europe. En outre, elle plaide pour la fermeture des ambassades iraniennes en Europe, qui, selon elle, servent de centres d’espionnage, de terrorisme et d’opérations illicites.
En réponse, le secrétariat du CNRI a réitéré la position de Mme Radjavi, appelant à l’unité internationale contre les enlèvements, les exécutions et la répression systématiques des dissidents par l’Iran. Les appels de Maryam Radjavi en faveur de sanctions, d’expulsions et de fermetures d’ambassades reflètent un effort concerté du CNRI pour mobiliser la communauté internationale, soulignant la conviction que l’absence d’action décisive ne ferait qu’accroître la propension du régime iranien aux enlèvements internationaux et aux prises d’otages.
Source : INU



