CSDHI – Au sein du pouvoir judiciaire du régime des mollahs iraniens, le « pouvoir judiciaire » signifie obéissance, et non justice. Dans la structure juridique du régime au pouvoir en Iran, ce que l’on appelle le « pouvoir judiciaire » n’est pas fondé sur la justice, l’impartialité ou les droits de l’homme, mais plutôt sur la vengeance et l’obéissance absolue au Guide suprême.
Dans ce système, le juge n’est pas le garant de la justice, mais le bras armé de l’oppression du régime. Les accusés sont privés des droits les plus élémentaires, et l’ensemble du système judiciaire est conçu à l’envers :
- Le « procès » devient un spectacle de confessions forcées.
- Le « tribunal » devient une salle où sont exécutées des sentences prononcées à l’avance.
- Le « juge » devient un rouage dans la machine de la mort et de la torture.
- Le pouvoir judiciaire comme outil de vengeance politique
Des exécutions massives des années 1980 à la répression des mouvements étudiants, syndicaux, féministes et ethniques, le système judiciaire a été utilisé non pas pour faire respecter la loi, mais pour faire avancer des projets de répression politique.
Les prisonniers politiques, les journalistes, les femmes non voilées, les enfants baloutches, les artistes dissidents, les mères en deuil et les étudiants en quête de liberté sont tous considérés comme des criminels aux yeux des juges du régime.
Les juges cléricaux, sous des titres trompeurs tels que « Hojatoleslam », ont drapé la loi sur le corps de l’anarchie. De Sadegh Khalkhali à Ebrahim Raisi, de Mohammad Moghiseh à Abolghasem Salavati, tous ont occupé des postes leur permettant de prononcer la mort et la destruction de la nation.
Le pouvoir judiciaire lui-même est violé, pas seulement les droits de l’homme
Dans l’Iran d’aujourd’hui, le problème ne se limite pas aux « violations des droits de l’homme » ; le pouvoir judiciaire lui-même est devenu un instrument de crime. Au lieu d’équilibrer le pouvoir, le système judiciaire est devenu le pilier de la survie et de la violence du régime.
Aucun crime ne reste caché dans l’ombre
Des milliers de victimes anonymes, des centaines de femmes torturées, le massacre de 1988, des manifestants tués dans les rues, des prisonniers réduits au silence et des familles empêchées de faire leur deuil : tout cela témoigne que la justice en Iran a été sacrifiée au profit du jugement.
Ces témoignages resteront gravés dans la mémoire historique de la nation aujourd’hui, et dans les tribunaux internationaux demain.
Appel à une action mondiale
Quand la justice devient un crime, le silence est complicité
Depuis sa création, le système judiciaire du régime des mollahs n’a pas été un refuge pour les opprimés, mais un vampire qui aspire le sang et l’espoir du peuple iranien. Dans cet appareil :
- La justice est sacrifiée à l’idéologie,
- La loi à la vengeance,
- Et l’humanité à la répression.
- Escalade de la répression : un avertissement pour le présent, pas seulement pour le passé
Si ce rapport s’est concentré sur les violations historiques des droits humains et du système judiciaire sous le régime des mollahs, ce qui se déroule aujourd’hui en Iran est la continuation des mêmes crimes à une échelle plus dangereuse.
Au cours des dernières semaines, nous avons été témoins :
- D’une nouvelle vague d’arrestations massives,
- De transferts forcés de prisonniers politiques et civils de prisons connues vers des établissements éloignés, hautement sécurisés et inhabitables, tels que Fashafouyeh, Qarchak ou les centres de détention du CGRI dans les provinces frontalières.
Les familles se sont vu refuser les visites et les appels téléphoniques, et certains prisonniers ont disparu sans que leurs avocats ou leurs familles en soient informés.
Cette vague de répression s’accompagne :
D’une pression psychologique accrue,
– De tortures blanches,
– De menaces de nouvelles accusations fabriquées de toutes pièces.
Ces actes ne sont pas le fruit du hasard : ils constituent une réponse directe à l’effondrement de la légitimité du régime et à sa profonde crainte de nouveaux soulèvements.
Le pouvoir judiciaire : pilier de la tyrannie
Tant que ce système fonctionnera comme un instrument de répression, aucune réforme significative ne sera possible en Iran.
La structure judiciaire doit faire l’objet d’une enquête approfondie, être documentée et être tenue responsable.
Notre appel
Nous appelons tous les organismes internationaux, les défenseurs des droits humains, les journalistes indépendants et les gouvernements libres du monde entier à :
Lancer immédiatement des enquêtes internationales indépendantes sur le rôle des principales figures judiciaires du régime, notamment :
– Ebrahim Raïssi
– Gholamhossein Mohseni-Ejei
– Sadegh Larijani
– Mohammad Moghiseh
– Ali Razini
– Abolghasem Salavati
– Mohammad Hasan Neyri et d’autres auteurs d’exécutions et de tortures
- Inclure les noms de ces personnes dans les listes de sanctions mondiales et les registres des auteurs de violations des droits humains
- Recourir à des mécanismes mondiaux tels que la Cour pénale internationale (CPI) ou créer des tribunaux populaires afin de garantir des procès équitables pour les victimes
- Encourager la société civile iranienne et les familles des victimes à préserver et à renforcer leurs archives et leurs témoignages afin de soutenir les actions en justice
Un dernier mot : une fin qui marque un nouveau départ
Dans un pays où la justice est entravée depuis des années, chaque voix qui réclame justice est un pas vers la lumière.
Le juge tyrannique sera un jour traduit en justice.
Et le sang des plus démunis témoignera de la fin de ce règne de cruauté.



