CSDHI – Dans la soirée du lundi 14 juillet 2025, des agents du ministère iranien du Renseignement ont mené un raid violent au domicile de Pejman Toubareh-Rizi, prisonnier politique actuellement détenu à la prison de Fashafouyeh. Cette attaque a semé la peur et la panique parmi les membres de la famille. Bien que l’objectif déclaré de l’opération était l’arrestation du jeune frère de Pejman et la découverte d’armes, les agents sont repartis après avoir saccagé la maison pendant des heures, sans produire aucune preuve ni trouver aucune arme. Le raid a toutefois eu un lourd coût humain : la mort de la belle-mère malade de Pejman.
Décès de Mme Fariba Ahmadi à la suite du raid nocturne
Au cours de cette perquisition violente, Mme Fariba Ahmadi, la belle-mère de Pejman Toubareh-Rizi, alitée en raison d’un cancer, a été victime d’une crise cardiaque et est décédée dans la nuit. Selon des sources proches de la famille, le traumatisme et le stress intense causés par l’invasion soudaine et la destruction de ses biens ont aggravé son état déjà fragile, entraînant son décès.
Funérailles sous surveillance sécuritaire
Les funérailles de Mme Ahmadi ont eu lieu le lendemain, mardi 15 juillet 2025, dans le village de Bilehvar, dans la province de Kermanshah. La cérémonie a été étroitement surveillée par les forces de sécurité, qui ont été déployées pour réprimer tout chant ou rassemblement antigouvernemental. Des témoins oculaires rapportent qu’avant les funérailles, les forces de sécurité avaient menacé la famille de ne pas divulguer le rôle du raid dans la mort de Mme Ahmadi. Elles ont averti que toute déclaration publique ou divulgation d’informations pourrait avoir de graves conséquences pour les autres membres de la famille.
Complicité des institutions médicales dans la répression étatique
Dans le cadre d’une action coordonnée, l’hôpital Imam Reza de Kermanshah, où le corps de Mme Ahmadi a été transféré, a indiqué que la « progression du cancer » était la seule cause du décès. Et ce, malgré l’insistance de la famille qui affirmait que la crise cardiaque était une conséquence directe du choc émotionnel causé par le raid armé. Cet acte visant à dissimuler la véritable cause du décès reflète une collaboration inquiétante entre certaines parties du système de santé et l’appareil de sécurité de l’État, ce qui érode davantage la confiance du public dans les institutions de services essentiels.
Pejman Toubareh-Rizi : un prisonnier politique soumis à des pressions physiques et psychologiques
Pejman Toubareh-Rizi, un militant civil de 32 ans originaire de Kermanshah, était auparavant détenu à la prison d’Evin et est désormais incarcéré à Fashafouyeh. Il souffre d’une maladie cardiaque et son état physique est critique. Cependant, les autorités pénitentiaires continuent de lui refuser l’accès aux soins médicaux nécessaires. Ce refus constitue une violation flagrante du droit à la santé et peut être considéré comme une forme de torture lente pratiquée à l’encontre des prisonniers politiques et idéologiques en Iran.



