CSDHI – L’Alliance pour la prévention des crimes d’atrocité, aux côtés de l’Iran Human Rights Monitor et de Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran (JVMI), expriment leur profonde horreur et condamnent sans équivoque les exécutions des prisonniers politiques Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, perpétrées par le régime iranien le 29 juillet 2025. Ces individus ont été injustement condamnés à mort sur la base de l’accusation fabriquée de « guerre contre Dieu », uniquement en raison de leur appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), un mouvement d’opposition. Ces exécutions constituent une grave violation des droits humains et marquent une escalade glaçante dans la campagne du régime iranien visant à étouffer la dissidence par la peur, l’intimidation et la violence d’État.
Les appels urgents de la communauté internationale à suspendre ces peines ont été ignorés, mettant en lumière le mépris flagrant du régime pour les normes internationales en matière de droits de l’homme ainsi que pour ses propres engagements en vertu du droit international. Les accusations portées contre Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani étaient dénuées de fondement, motivées non par des preuves mais par la volonté du régime de criminaliser l’opposition politique et d’éradiquer les voix de résistance.
Ces actes rappellent de manière brutale l’historique de répression sanglante du régime, notamment le massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques en 1988 — une tragédie que l’agence Fars News, affiliée aux Gardiens de la Révolution, a sinistrement qualifiée dans un éditorial du 7 juillet 2025 de « réussite historique ». Cet article appelait explicitement à de nouvelles exécutions de masse visant les détenus actuels, ce qui constitue un signal alarmant de l’intention du régime de reproduire ces atrocités.
Aujourd’hui, des dizaines de prisonniers politiques sont toujours dans les couloirs de la mort en Iran, dont au moins 14 accusés des mêmes charges que celles ayant conduit à l’exécution d’Ehsani et Hassani. Ces personnes sont en danger imminent, leur vie étant suspendue à un fil alors que le régime intensifie sa répression de toute forme de contestation.
L’avertissement lancé par l’ambassadeur Stephen Rapp dans sa tribune publiée dans le Washington Post, intitulée « Le prochain massacre en Iran se déroule au vu de tous », n’a jamais été aussi pressant. Le silence ou l’inaction de la communauté internationale face à cette crise grandissante risque d’encourager le régime à poursuivre ses exécutions et à ouvrir la voie à une nouvelle vague d’atrocités massives.
Nous appelons les Nations Unies, leurs États membres et tous les défenseurs des droits humains à prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher de nouvelles pertes humaines.
En particulier, nous demandons instamment au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, et au Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, de :
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Publier une déclaration claire et sans équivoque condamnant les exécutions de Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, ainsi que la tendance générale aux exécutions politiques en Iran ;
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Exiger du régime iranien la suspension immédiate de toutes les condamnations à mort prononcées contre des prisonniers politiques, et l’abandon des accusations vagues et abusives telles que « guerre contre Dieu » ;
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Déployer une mission d’enquête pour examiner le traitement des prisonniers politiques en Iran, y compris les conditions de détention et les processus judiciaires menant à leur condamnation ;
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Plaider en faveur de mécanismes internationaux visant à tenir les responsables iraniens comptables des violations des droits humains, y compris ceux impliqués dans le massacre de 1988 et les exécutions en cours ;
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Exiger que l’Iran accorde un accès immédiat aux observateurs de l’ONU et aux organisations internationales de défense des droits humains afin d’évaluer la situation des prisonniers politiques et de garantir le respect des normes internationales.
La communauté internationale ne peut rester spectatrice pendant que le régime iranien perpétue un cycle de violence et d’impunité. La vie d’innombrables prisonniers politiques est en jeu, et chaque moment d’inaction expose à de nouvelles tragédies.
Nous implorons les Nations Unies et les dirigeants mondiaux d’agir avec urgence et détermination pour protéger les droits fondamentaux et la vie de ceux qui sont ciblés pour leurs convictions et leurs engagements.
L’Histoire nous jugera à l’aune de notre réponse face à cette crise. Ne laissons pas le silence être notre seul héritage face à une telle injustice.
Une copie de cette déclaration et de la lettre a été envoyée au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, ainsi qu’au Secrétaire général António Guterres, pour demander une intervention immédiate.



