CSDHI – Omid Fathi, prisonnier politique détenu à la prison de Vakilabad à Mashhad, a entamé une grève de la faim le 4 septembre 2025 pour dénoncer les conditions de détention inhumaines et les violations systématiques de ses droits. Son geste de défiance face à la torture psychologique, aux procès iniques et au manque d’infrastructures de base illustre les abus persistants infligés aux prisonniers politiques en Iran. Son cas, marqué par une détention arbitraire et des transferts punitifs, appelle une réaction urgente.
Une voix de résistance
Dans un message audio, Omid Fathi a affirmé sa détermination à poursuivre sa grève jusqu’à ce que les autorités prennent en compte sa situation et celle des autres détenus politiques. Après avoir dénoncé publiquement les conditions brutales de Vakilabad, il a été transféré dans un quartier disciplinaire destiné aux prisonniers bannis et punis, dépourvu de tout espace sûr et de commodités essentielles. Malgré ces pressions, Fathi demeure inflexible, refusant de céder à la répression.
« Vos cellules d’isolement et vos injections toxiques n’ont pas réussi à me briser », a-t-il lancé dans ce message, s’adressant directement aux services de renseignement de Mashhad. Il y a également accusé les dirigeants du régime d’orchestrer exécutions, tortures et incarcérations de la jeunesse iranienne.
Condamnations iniques et incertitude judiciaire
La Cour révolutionnaire de Mashhad l’a condamné à six mois de prison, ou au paiement d’une amende de 50 millions de tomans qu’il ne pouvait s’acquitter, pour « propagande contre le système » et « atteinte à l’opinion publique » via des publications sur les réseaux sociaux. Une nouvelle affaire, pour « insulte à la direction », reste pendante devant un autre tribunal, accentuant l’incertitude et la pression psychologique.
Arrestation et répression continue
Le 2 juin 2025, les forces de sécurité ont fait irruption à son domicile de Mashhad et l’ont immédiatement conduit à Vakilabad. Ses précédentes arrestations, notamment lors du soulèvement national de 2022, démontrent une surveillance constante de son activité militante et un acharnement du régime à réprimer toute contestation pacifique.
Conditions inhumaines à Vakilabad

La grève de la faim d’Omid Fathi met en lumière les pratiques abusives de cette prison tristement célèbre : absence de séparation entre prisonniers politiques et criminels violents, surpopulation, manque d’hygiène et de soins médicaux, quartiers disciplinaires insalubres. Ces méthodes sont utilisées comme instruments de coercition pour briser la volonté des détenus.
Risques pour sa santé
Le refus de s’alimenter, dans un environnement déjà insalubre, met gravement en danger sa santé physique et mentale. Ses proches craignent pour sa vie, dénonçant le manque total de soins médicaux et la négligence délibérée des autorités, en violation des normes internationales interdisant la torture et les traitements inhumains.
Un symbole de résistance
Par son courage, malgré la torture et l’isolement, Omid Fathi incarne la résistance face à l’oppression. Sa grève de la faim s’inscrit dans un mouvement plus large : des dizaines de prisonniers iraniens ont lancé des actions similaires pour dénoncer les exécutions et les violations des droits humains.
Violations des droits humains constatées
Son cas illustre de multiples violations :
-
Droit à la vie et à la sécurité : mis en danger par la négligence médicale.
-
Interdiction de la torture : pressions psychologiques et conditions punitives.
-
Détention arbitraire : poursuites liées uniquement à son activisme pacifique.
-
Droit à un procès équitable : procédures opaques et partiales.
-
Liberté d’expression : condamnation pour des publications en ligne.
-
Droit à la santé : absence de soins et d’hygiène.
Un appel urgent à la communauté internationale
La grève de la faim d’Omid Fathi exige une mobilisation internationale immédiate. Les organisations de défense des droits humains doivent interpeller l’Iran pour garantir sa sécurité, assurer un procès équitable et mettre fin aux détentions arbitraires. Sa voix, amplifiée depuis les murs de la prison de Vakilabad, incarne l’appel à la justice et à la dignité humaine.



