CSDHI – Reza Mahmoudi Parsian, journaliste engagé et activiste du tourisme, subit depuis plusieurs mois une persécution judiciaire continue et de sévères pressions sécuritaires. Ses arrestations, procès inéquitables et restrictions d’activités illustrent la répression des voix indépendantes en Iran. Son cas révèle des violations systémiques des droits humains, nécessitant une attention urgente.
Arrestations répétées et tactiques d’intimidation

Les forces de sécurité ont arrêté Reza Mahmoudi Parsian le 18 mai 2024 à Azadshahr, dans la province de Golestan. Elles ont perquisitionné son domicile, l’ont détenu et placé en isolement. Après plusieurs jours, il a obtenu une libération temporaire sous caution. Cependant, le tribunal révolutionnaire de Gonbad a ouvert un nouveau dossier, l’accusant de « propagande contre le régime », une accusation vague souvent utilisée pour réduire au silence journalistes et activistes.
Sa seconde arrestation a intensifié les pressions. Les autorités l’ont soumis à un stress psychologique et physique sévère. Sa santé s’est détériorée, nécessitant une brève hospitalisation, mais il a été rapidement renvoyé en isolement. Le 9 juin 2024, il a de nouveau obtenu une libération provisoire sous caution. Ces événements ont laissé des séquelles physiques et mentales durables, illustrant la manière dont l’Iran cible les voix dissidentes.
Promotion du tourisme et de la culture à Golestan
Reza Mahmoudi Parsian a fortement contribué au secteur touristique de Golestan. Il a créé un complexe d’écotourisme et fondé le premier musée rural de la province, mettant en valeur le patrimoine culturel et naturel de l’Iran. Sa présence sur les réseaux sociaux, en tant que blogueur et guide touristique, a permis de promouvoir des sites méconnus et de lui valoir une large reconnaissance.
Cependant, ces initiatives ont déclenché de nouvelles persécutions. Après sa première arrestation, les autorités ont scellé son complexe d’écotourisme, invoquant des images de visiteurs « sans hijab » et des vidéos promotionnelles comme violations. Cette fermeture a entraîné de lourdes pertes financières et terni sa réputation, envoyant un message dissuasif à d’autres acteurs du tourisme : tout écart par rapport aux politiques officielles entraîne de sévères répercussions.
Procès inéquitables au tribunal révolutionnaire de Gonbad
Le 2 septembre 2025, le tribunal révolutionnaire de Gonbad a tenu un nouveau procès pour des « charges liées à la sécurité ». La procédure manquait d’équité : audiences à huis clos et accès limité à un avocat indépendant. Les juges s’appuient souvent sur les rapports des agences de sécurité, compromettant le droit de la défense. Ces pratiques rendent les résultats prévisibles et injustes, renforçant la persécution judiciaire.
Pressions sociales et restrictions plus larges
Au-delà des arrestations, Reza Mahmoudi Parsian subit des pressions sécuritaires et sociales constantes. La surveillance par les forces de sécurité limite ses activités professionnelles et sociales. La fermeture de son complexe d’écotourisme a supprimé ses revenus et terni sa réputation. De plus, il souffre de problèmes physiques et psychologiques liés à la détention, à l’isolement et aux menaces répétées. L’accès limité à sa famille et à un avocat aggrave ces conditions difficiles.
Violations des droits humains
Le cas de Reza Mahmoudi Parsian illustre les violations systématiques des droits humains en Iran. Plusieurs principes fondamentaux sont bafoués :
-
Liberté d’expression : arrêter un journaliste pour ses activités médiatiques et touristiques viole ce droit.
-
Droits à un procès équitable : les procès à huis clos et l’accès limité à un avocat compromettent l’équité judiciaire.
-
Santé et dignité : pressions psychologiques, isolement et traitements inhumains constituent une violation de la protection contre la torture.
-
Droits de propriété : la fermeture de son complexe pour des raisons idéologiques viole les droits de propriété individuels.
Ce cas dépasse le domaine politique et touche les secteurs culturel et touristique, rappelant que les voix indépendantes, même lorsqu’elles promeuvent le patrimoine, sont menacées et persécutées en Iran.
Appel à une action urgente
Le nom de Reza Mahmoudi Parsian symbolise désormais plus qu’un individu : il représente les restrictions croissantes sur la liberté de la presse, le tourisme indépendant et les droits des citoyens en Iran. Sa persécution judiciaire souligne la nécessité d’une action immédiate de la société civile et des organisations internationales. En sensibilisant et en exerçant des pressions, elles peuvent contester les violations des droits humains en Iran.
La suppression de voix comme celle de Mahmoudi Parsian freine le progrès culturel et le développement touristique. Elle met également en lumière la lutte plus large pour la liberté et la dignité en Iran. Une action urgente est essentielle pour soutenir ceux qui subissent de telles injustices et tenir les autorités responsables.



