Exécutions d’au moins huit prisonniers dans les prisons iraniennes

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CSDHI – Ces derniers jours, au moins huit exécutions de prisonniers ont été perpétrées dans les prisons de Birjand, Qezel Hesar, Gonabad, Kashmar, Ramhormoz et Rasht. Avec ces nouvelles exécutions, le nombre de détenus exécutés en moins d’un mois atteint au moins 140 — un chiffre alarmant qui souligne une fois de plus l’usage massif de la peine de mort en Iran.

Exécutions dans différentes prisons

Birjand (16 septembre 2025)
Abdolsamad Salarzehi (42 ans, originaire de Hirmand, marié et père de six enfants) et Abdolmajid Barahouei (41 ans, originaire de Zahedan) ont été exécutés pour des accusations liées à la drogue. La famille d’Abdolmajid Barahouei s’est vue refuser le droit à une dernière visite.

Qezel Hesar, Karaj (15 septembre 2025)
Masoud Okhtizadeh (originaire de Kuhdasht) et Akbar Emami (originaire de Noorabad, Lorestan) ont été exécutés pour des accusations liées à la drogue.

Gonabad (16 septembre 2025)
Parviz Yousefzehi (27 ans, originaire de Zahedan et résidant à Sari) a été exécuté pour des accusations de drogue après cinq ans de détention.

Ramhormoz (15 septembre 2025)
Khalil Rashidi (originaire de Ramshir), arrêté en 2020 pour meurtre, a été exécuté.

Kashmar (14 septembre 2025)
Reza Sarani (51 ans, originaire de Zabol, marié et père de deux enfants) a été exécuté pour des accusations liées à la drogue.

Rasht (3 septembre 2025)
Mohsen Yarmohammadi (44 ans, originaire de Téhéran), détenu pour meurtre, a été exécuté à la prison de Lakan.

Une part importante de ces exécutions concerne des affaires liées à la drogue, malgré les appels répétés des instances internationales à cesser d’appliquer la peine de mort pour des crimes non violents. Les rapports indiquent également que certaines de ces exécutions ont été réalisées sans préavis aux familles et sans leur permettre de rendre une dernière visite.