CSDHI – Suite aux avertissements d’Ali Khamenei selon lesquels « la véritable menace est interne », le régime iranien intensifie sa répression avec un nombre record de violations des droits humains : exécutions, arrestations arbitraires et répressions systématiques.
Après la guerre de 12 jours et les lourdes pertes subies par le régime, le Guide suprême iranien Ali Khamenei a répété à plusieurs reprises que « la véritable menace vient de l’intérieur », et non des ennemis étrangers. Ce changement de focalisation a conduit à une escalade de la répression interne, incluant des exécutions massives, des arrestations arbitraires et des actes de torture, alors que le régime cherche à étouffer la dissidence et à prévenir toute nouvelle révolte.
Au cours des dernières semaines, les forces de renseignement et de sécurité ont lancé une campagne massive d’arrestations sous divers prétextes, détenu des centaines de personnes à travers le pays. Les exécutions continues tout au long du mois de septembre ont plongé de nombreuses familles dans le deuil, faisant de ce mois l’un des plus meurtriers de 2025 en termes de violations des droits humains.
Situation des droits humains en septembre 2025
Exécutions
Selon les informations, au moins 203 personnes ont été exécutées dans les prisons iraniennes en septembre. Parmi elles :
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196 hommes condamnés pour des crimes ordinaires
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6 femmes
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1 prisonnier politique
Les victimes comprenaient 15 Baloutches, 28 Kurdes et 11 ressortissants afghans, reflétant le ciblage disproportionné des groupes ethniques et vulnérables.
Femmes exécutées
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Gohar Taheri-Eghdam, 52 ans, exécutée le 2 septembre 2025 à la prison centrale de Zanjan pour meurtre.
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Hadiqeh Abadi, ressortissante afghane, exécutée avec son mari Hafez Ghavidast, 30 ans, le 11 septembre 2025 à la prison centrale de Qazvin pour des accusations liées à la drogue. Leurs deux enfants ont été renvoyés en Afghanistan après l’arrestation des parents.
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Zahra Fotouhi, 52 ans, exécutée le 17 septembre 2025 à la prison centrale de Tabriz pour meurtre.
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Femme non identifiée, exécutée le 17 septembre 2025 à la prison de Sabzevar.
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Mahnaz Dehghani, exécutée le 24 septembre 2025 à la prison centrale de Shiraz pour meurtre.
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Jeyran Zaheri, exécutée le 29 septembre 2025 à la prison centrale d’Ispahan pour meurtre.
Exécution d’un prisonnier politique
Mehrān Bahramian, 32 ans, exécuté le 6 septembre 2025 à la prison centrale d’Ispahan pour « inimitié envers Dieu » (moharebeh) et « actions contre la sécurité nationale ». Il avait été arrêté lors du soulèvement national de 2022, avec son frère Fāzel Bahramian et plusieurs autres jeunes de Semirom.
Arrestations et détentions
Au moins 131 personnes ont été arrêtées à travers l’Iran en septembre sous divers prétextes :
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Arrestations politiques : 87 individus — y compris des citoyens kurdes et baloutches, des militants syndicaux, des avocats, des sportifs, des manifestants sans emploi et même un clerc chiite défroqué — ont été détenus soit pour purger des peines de prison, soit sans charges claires.
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Arrestations arbitraires : 43 personnes, principalement des ressortissants afghans et des travailleurs baloutches, ont été arrêtées sans raison déclarée.
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Persécution religieuse : 1 citoyen bahaï a été arrêté arbitrairement.
Exécutions extrajudiciaires
Les forces du régime ont tué 17 personnes en septembre, dont :
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4 porteurs de carburant (sookhtbars)
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1 porteur kurde frontalier (koulbar)
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11 autres citoyens abattus par les forces de sécurité ou morts lors de descentes violentes
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1 personne morte sous la torture
Répression croissante
La flambée des violations des droits humains, des exécutions et des arrestations souligne la peur croissante de Téhéran face à de nouvelles manifestations et à la colère populaire face aux crises sociales et économiques profondes. Le régime de Khamenei, fragilisé par des revers militaires et une dissidence interne grandissante, a choisi d’intensifier la répression comme stratégie principale pour maintenir le contrôle.
Les organisations de défense des droits humains et les militants iraniens avertissent que l’ampleur de ces violations en un seul mois révèle l’usage systémique des exécutions et des détentions arbitraires comme instruments de survie politique.



