Le régime iranien effectue une amputation des doigts d’un prisonnier malgré le consentement de la victime à pardonner

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CSDHI – La punition inhumaine d’amputation des doigts infligée au prisonnier de 37 ans Mohsen Ashiri illustre l’usage de la cruauté et de l’intimidation par le régime, dans un contexte de corruption généralisée parmi les responsables.

Le régime iranien a une fois de plus exécuté l’une de ses sanctions les plus inhumaines : l’amputation des doigts d’un prisonnier, et ce malgré le consentement explicite de la victime à pardonner.

Selon les rapports, le mardi 30 septembre 2025, les autorités de la prison centrale d’Ispahan (Dastgerd) ont amputé quatre doigts de la main droite de Mohsen Ashiri, un homme de 37 ans originaire de Zazeran et résidant à Ispahan.

Ashiri avait été arrêté il y a six ans pour vol et condamné par un tribunal pénal d’Ispahan à six mois de prison et à l’amputation de quatre doigts de sa main droite. Après avoir purgé sa peine, il avait été libéré sous caution d’un milliard de tomans, suite au consentement du plaignant à lui pardonner.

Cependant, en septembre 2025, le Pouvoir judiciaire des mollahs l’a de nouveau convoqué et a exigé que sa caution soit portée à une somme impossible de 200 milliards de tomans, menaçant que tout défaut de paiement entraînerait l’exécution de la sentence d’amputation des doigts. Incapable de fournir cette somme, Ashiri a été réarrêté et renvoyé à la prison de Dastgerd. En moins d’un mois, la sentence barbare a été exécutée.

Cette punition a été appliquée malgré le consentement explicite du plaignant et la déclaration de repentir signée par Ashiri, illustrant la détermination du régime à utiliser la brutalité comme outil de répression.

Les observateurs dénoncent l’hypocrisie profonde des autorités cléricales, qui continuent à imposer de telles châtiments médiévaux à des citoyens pauvres, alors que la corruption systémique et les détournements de milliards de dollars par des proches du régime sont régulièrement révélés dans les médias iraniens.

L’exécution de cette condamnation à l’amputation des doigts fait suite à un incident similaire survenu le 10 juin 2025, lorsque les doigts de deux autres prisonniers avaient été amputés dans la même prison, sur ordre du pouvoir judiciaire du régime.

Amnesty International a condamné ces actes, qualifiant ces sanctions de torture d’État et de violation flagrante de la dignité humaine.

Dans un communiqué du 31 juillet, Amnesty déclarait : « Suite à l’utilisation par les autorités iraniennes d’une guillotine pour l’amputation des doigts de trois hommes à la prison centrale d’Oroumieh le 30 juillet, après un procès profondément injuste et entaché de tortures, Hussein Baoumi, directeur régional adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :

L’amputation des doigts infligées à Hadi Rostami, Mehdi Sharafian et Mehdi Shahivand rappellent de manière saisissante l’usage prolifique des châtiments corporels en Iran et l’inhumanité d’un système judiciaire qui légalise la brutalité. L’amputation constitue une torture, crime selon le droit international, et une atteinte flagrante et abominable à la dignité humaine. Pendant six ans, ces hommes ont vécu dans un cauchemar éveillé, sachant que les autorités pouvaient à tout moment mutiler irréversiblement leur corps avec le sceau judiciaire.’ »

Les défenseurs des droits humains affirment que l’usage par le régime clérical des amputations et autres châtiments cruels ne sert pas la justice, mais vise à semer la peur et à briser la conscience d’une nation en souffrance.