Noms de plus de 100 personnes arrêtées dans différentes villes d’Iran

Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), jeudi 8 janvier 2026

Dans la continuité de la vague récente de manifestations, les noms de plus de 100 personnes arrêtées dans différentes villes ont été publiés. Ces arrestations augmentent les inquiétudes concernant le sort et la situation juridique de ces individus et soulignent à nouveau l’importance de l’information publique.

Noms des personnes arrêtées par ville

Laristan Trois médecins de Laristan ont été arrêtés dans le cadre des manifestations nationales : Dr. Mohebat Ghafoori, Dr. Hamed Nobakht et Dr. Faghihi.

Gachsaran Mehdi Jamali, Ilya Hassanzadeh, Arshia Sanoubar, Fardin Pazhdam, Ali Bijani Benari, Alireza Maki-Zadeh Benari, Mohsen Sabzi-Zadeh Benari, Sajad Nazmolkani, Hassan Mayeli, Ayoub Karimi.

Yasuj Abolfazl Farkhiani, Morteza Pourkhiyam, Kiarash Ansari (18 ans), Razieh Khahesh (19 ans), Ilya Akouyan (16 ans), Yashar Shahbazi (17 ans), Mohammad Mokhtari (17 ans), Mikael Mansouri, Samad Porshe, Parsa Akbar, Meraj Abbaszadeh, Moslem Parzdar, Erfan Rahmanpour (18 ans), Ahmad Ansari (18 ans), Shahab Asadi, Mohammad Abdollahpour, Davood Zarghami, Sina Dana (17 ans), Samira Karimi-Pour, Parichehr Ansari, Abolfazl Khoshnoud, Mohammad Mehdi Ali-Pour, Amir Mohammad Bakhtiari, Farbod Alizadeh, Hossein Khajeh-Yar, Erfan Bajdan, Reza Farhadi Sisakhti, Ahmadreza Khaleghi-Pour, Mohaddeseh Mohammadi, Shahla Ansarian, Sanaz Davoodi, Anahita Hekmatnia, Zohreh Darmān, Shohreh Nik-Aghbal, Aynaz Parvaneh, Farnoush Azar, Shaghayegh Zahedi, Hadis Sheibaz, Elham Siavoshi, Zahra Darfarin, Mozhgan Forouzan, Yalda Pezhvani, Ghazal Hamzeh-Amleh, Zahra Izadnia, Neda Gerami-Manesh.

Dehdasht Mohammad Ghaffari, Mojtaba Payambari.

Lapu’i (province de Fars) Mohammad Roham, Esmaeil Haji Abdol, Javad Haji Namdar, Amin Gholamreza Dadash Hekmat, Hossein Haji Omidali, Saeed Mohammad Haji Kazem, Ali Mehrab, Sadrallah Najafi, Amin Haji Masoumal Ali, Samad Haji Masoumal Ali, Moslem Hossein, Farzandān-e Farhang, Ahmad Badparva, Abbas Amini, Bacheh Noushad, Esmaeil Haji Ghasemali, Hossein Rezaei, Samad Einollah, Mojtaba Etemal, Hamid Khodr, Mohammad Hossein Ali Kakajan, Esmaeil Ovad’ali, Reza Haji Mohammad Ali Kakajan, Morteza Akbar, Gholamreza Haji Hossein, Reza Nasir Rashidkhan.

Ilam et Darreh Shahr Javad Pashaei et Reza Nazarali (Ilam), Peyman Asl Marz (Darreh Shahr).

Téhéran Hamid Rahmati (membre du conseil du syndicat des enseignants de Shahr-eza, arrêté à domicile sans mandat), Abolfazl Rahimishad (enseignant retraité et activiste politique, arrêté à domicile sans mandat), Mohammad Mehdi Yeganeh (17 ans), Amir Sam Houshyar (19 ans).

Aligoudarz Roham Darvishi (16 ans).

Izeh Benyamin Mousavi (17 ans).

Sedeh, Ispahan Houman Bidkan, Sadegh Abdollahi, Atabak Karimi, Mohammad Nazari, Alireza Karimi, Iman Karimi, Omid Jamali, Mohammad Amin Zamani, Mehdi Karimi, Mehdi Mahmoudi.

Shushtar Mojtaba Jouyi (17 ans), Mahan Soleimani (17 ans), Ebrahim Baba Ahmadi.

Marivan Fouad Nikpey (17 ans).

Sabzevar Saman Nikpendar (17 ans).

Sanandaj Raman Eghbali (17 ans).

Bojnourd Sonia Zolfaghari (19 ans).

Autres arrestations D’autres arrestations ont eu lieu dans d’autres villes : Reza Karimi, Shahab Hemmati, Ebrahim Ghorbani, Emad Ghorbani, Arshia Mahmoudi, Masoud Ghorbani, Amir-Kaveh Madmalil, Afshin Selhshour.

Arrestations dans le silence : source de violations massives des droits humains

L’expérience des années passées montre que les personnes arrêtées lors des manifestations, lorsqu’elles sont maintenues dans le silence médiatique, sont davantage exposées aux violations des droits humains. Les transferts vers des lieux inconnus, la privation de contact téléphonique, l’absence d’accès à un avocat indépendant et l’interdiction de voir leur famille sont autant de situations fréquemment rapportées. Le silence médiatique offre de facto aux organes de sécurité un champ libre pour exercer pression et comportements extralégaux.

Importance de l’enregistrement des noms et informations des personnes arrêtées

L’enregistrement précis des noms et informations des personnes arrêtées est la première étape pour prévenir les disparitions forcées et l’élimination des individus par les structures de sécurité. Le nom et prénom, l’âge, le lieu et la date d’arrestation ainsi que la ville de résidence sont des informations clés qui peuvent empêcher l’ignorance totale des familles. Même des informations incomplètes contribuent souvent à compléter la documentation et facilitent les démarches juridiques.

Le rôle de l’information publique dans la protection des arrestés

Informer sur les arrestations n’est pas seulement un acte journalistique, mais un outil de dissuasion contre la violence cachée. Lorsqu’une personne arrêtée est mentionnée publiquement, le coût des tortures, menaces ou mauvais traitements augmente. De multiples preuves montrent que les personnes dont le sort a été médiatisé ont plus de chances de survie et de bénéficier de droits minimaux que celles restées anonymes.

Documentation pour le suivi des droits humains

Les informations collectées sur les personnes arrêtées, en plus de sensibiliser au niveau national, jouent un rôle essentiel dans le suivi des droits humains au niveau international. Les organisations de défense des droits humains ont besoin de données documentées pour réagir efficacement. Chaque rapport précis peut accroître la pression internationale, susciter des déclarations officielles et permettre l’ouverture de dossiers relatifs aux droits humains. Dans la situation actuelle, une information continue sur les arrestations est l’un des moyens les plus efficaces pour contrer les violations des droits humains.