Iran : Examen des éléments constitutifs d’une attaque généralisée contre des civils lors du soulèvement de janvier 2026

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CSDHI – L’attaque contre des civils lors du soulèvement de janvier 2026 à Téhéran a représenté la mise en œuvre de décisions prises aux plus hauts niveaux de la structure du pouvoir en place.

CSDHI – Introduction

Capitale politique, sécuritaire et judiciaire du pays, Téhéran concentre les principales autorités décisionnelles et de commandement. Ce qui s’est déroulé dans les rues de la capitale reflétait une politique élaborée dans les salles de commandement et prolongée dans l’espace public, les centres de détention, les hôpitaux et les tribunaux.

Le soulèvement de janvier 2026 s’est inscrit dans la continuité des manifestations nationales contre la répression des libertés fondamentales, la pauvreté généralisée, la corruption systémique et les crises aiguës du coût de la vie. Il s’est rapidement transformé en défi national à l’égard des autorités en place. La répression n’a pas résulté de décisions isolées prises sur le terrain ; elle a été dirigée et coordonnée au plus haut niveau du pouvoir, depuis les appels publics d’Ali Khamenei à une action décisive, jusqu’aux instructions explicites de Gholamhossein Mohseni Ejei visant à accélérer la répression et les poursuites, avec la participation active du procureur de Téhéran et d’autres responsables militaires, judiciaires et sécuritaires dans la mise en œuvre de cette politique.

Selon une documentation nominative établie à partir de sources de terrain vérifiées, les noms de 1 404 personnes tuées à l’échelle nationale ont été confirmés à ce jour, dont 259 femmes lors du soulèvement de janvier 2026. Parmi les victimes dont l’âge a été identifié, au moins 174 étaient des enfants et adolescents de moins de 18 ans. Dans le même corpus de données vérifiées, 654 victimes identifiées sont enregistrées dans la province de Téhéran. Ces chiffres constituent un minimum documenté et ne peuvent être considérés comme exhaustifs, en raison des coupures généralisées d’Internet, des entraves à la diffusion d’informations et des pressions sécuritaires exercées sur les familles.

Dans ce dossier spécifique à la ville, 276 homicides commis dans la ville de Téhéran ont été individuellement documentés et vérifiés par identification. La liste de leurs noms est jointe en annexe au présent rapport. Cette liste ne marque pas la fin des efforts de documentation ; elle s’inscrit dans un processus continu d’enregistrement de la vérité dans un contexte de restrictions et d’intimidations.

8–9 janvier ; tirs réels directs dans la capitale

Des témoignages concordants en provenance de Téhéran indiquent que les 8 et 9 janvier 2026, la réponse des autorités est passée du contrôle des foules à l’usage de la force létale. Des rapports décrivent des forces de sécurité positionnées en hauteur tirant directement sur la foule dans plusieurs quartiers.

Un témoin de l’est de Téhéran a déclaré :

« Le 8 janvier 2026, la foule s’est déplacée de la place Heravi vers Pasdaran. Soudain, ils ont ouvert le feu directement sur les gens. J’ai personnellement vu au moins 20 personnes touchées par balles. Les blessés ont été transportés en voiture privée vers l’hôpital Labbafinejad. Une mère criait dans la rue, mais l’atmosphère à l’hôpital était totalement sécurisée. »

Un autre témoignage rapporte :

« Ils ont tiré directement dans les rangs des manifestants et les gens sont tombés là où ils se trouvaient. »

À Parkway, des témoins ont décrit :

« Les forces de sécurité tiraient depuis les toits. Même avant le début de la manifestation, des arrestations violentes avec usage d’armes à feu avaient déjà eu lieu. »

Pris ensemble, ces témoignages indiquent l’usage de positions élevées et un ciblage direct dans un environnement urbain dense.

De « fauteur de troubles » à « mohareb » ; cadrage en vue de la peine capitale

Parallèlement à l’usage de la force létale, la rhétorique officielle a préparé le terrain à des mesures judiciaires sévères. Selon Amnesty International, les autorités ont qualifié les manifestants d’« émeutiers » et de « terroristes » et ont appelé à leur poursuite et à leur sanction « sans indulgence ». À partir du 10 janvier, le procureur général et des procureurs provinciaux ont à plusieurs reprises désigné les manifestants comme « mohareb », accusation qui, en droit interne, peut entraîner la peine de mort. Amnesty a averti qu’une telle rhétorique accroît considérablement le risque que des condamnations à mort soient prononcées et exécutées.

La convergence entre tirs réels dans les rues et qualification judiciaire est un élément pertinent pour évaluer l’existence d’une politique coordonnée.

Kahrizak ; gestion des corps et quête des familles

Au plus fort de la répression, de nombreux rapports ont fait état du transfert de corps vers le centre de médecine légale de Kahrizak. L’importance de ce site ne tient pas seulement au nombre de victimes, mais aussi à la gestion des dépouilles et au traitement des familles.

Amnesty International, par l’analyse d’images et de vidéos, a identifié au moins 205 housses mortuaires distinctes dans une zone associée au complexe médico-légal de Kahrizak. Cette constatation, ainsi que les signalements de véhicules réfrigérés transportant des corps, indiquent une pression exceptionnelle sur les morgues officielles.

Parmi les récits les plus emblématiques figure celui de Sepehr Shokri. Dans une vidéo enregistrée à Kahrizak, son père marche entre des rangées de sacs mortuaires noirs, répétant :

« Sepehr… Sepehr, où es-tu ? »

La séquence montre un père cherchant son fils parmi des corps non identifiés ; une image devenue emblématique de janvier 2026.

Dans un autre récit largement relayé, un manifestant blessé se serait dissimulé parmi des housses mortuaires pendant plusieurs jours pour éviter de nouveaux tirs. Si ce témoignage nécessite une vérification indépendante, il s’inscrit dans un tableau plus large de peur et de chaos entourant le site.

Collectivement, ces éléments suggèrent que Kahrizak est devenu un nœud central de la gestion post-répressive des décès.

Enfants et adolescents parmi les victimes

Au moins 174 enfants et adolescents de moins de 18 ans figurent parmi les dossiers d’identité vérifiés. L’importance de ce constat est renforcée par des références dans les médias nationaux à des décès d’enfants.

Dans un reportage diffusé par un média affilié à l’État, un proche d’une victime de 13 ans a déclaré :

« Ma nièce avait 13 ans. Elle n’était pas manifestante. Elle a simplement été tuée. »

La reconnaissance de tels cas dans les médias nationaux souligne l’ampleur des violences.

Ciblage des yeux et énucléations ; rapport du New York Times

De nombreux témoignages en provenance de Téhéran et d’autres villes font état d’un ciblage délibéré des yeux des manifestants. Des professionnels de santé ont signalé une augmentation sans précédent de blessures oculaires graves, entraînant, dans certains cas, des énucléations complètes.

Un article publié par le New York Times mentionne des centaines d’interventions d’ablation oculaire dans un hôpital spécialisé de Téhéran, indiquant que des centaines d’opérations ont été pratiquées dans un seul établissement en lien avec des traumatismes oculaires directs.

Un manifestant a raconté :

« Ils ont tiré sur mon œil à bout portant. Tout est devenu noir. »

Si ce ciblage s’avérait généralisé et répété, il pourrait indiquer un usage punitif d’armes dites « moins létales » aux conséquences permanentes.

Extension des arrestations ; des rues aux écoles et aux familles de prisonniers politiques

À mesure que les manifestations du soulèvement populaire de janvier 2026 se poursuivaient, une nouvelle vague d’arrestations a visé des citoyens, des enseignants, des élèves, des étudiants universitaires et du personnel médical. Les autorités ont reconnu des arrestations liées aux manifestations, sans publier de chiffres complets.

Un porte-parole de l’Organisation des enseignants d’Iran a déclaré qu’aucune statistique officielle n’avait été publiée concernant les enseignants et élèves détenus, tout en confirmant la vérification d’au moins 200 décès d’élèves à l’échelle nationale. Mohammad Davari a décrit les établissements scolaires comme étant « extrêmement tendus » et a signalé des pressions sur les enseignants et les élèves.

Dans un cas documenté, trois membres de la famille de Babak Alipour, prisonnier politique condamné à mort, ont été arrêtés à Téhéran le 26 décembre 2025 alors qu’ils revenaient d’une visite à la prison de Qezel Hesar. À la date de rédaction du présent rapport, aucune information officielle n’a été fournie quant à leur lieu de détention ou à leur statut juridique, et des sources familiales indiquent l’absence de tout contact.

Arrestation de personnel médical ; atteinte à la neutralité médicale

Des rapports indiquent que plusieurs membres du corps médical ont été arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026 après avoir soigné des manifestants blessés.

Parmi les personnes signalées :

  • Sheida Riahi Chelvani, médecin ; arrêtée le 8 janvier.

  • Dr Sarv-e Naz Amiri ; arrêtée le 10 janvier à Téhéran.

  • Fatemeh Afshari, spécialiste de bloc opératoire à l’hôpital Atiyeh, Téhéran ; détenue et privée de contact.

  • Golnar Naraqi, médecin urgentiste ; arrêtée le 13 janvier et transférée à la prison de Qarchak.

Le 8 février 2026, le président du Conseil médical d’Iran a reconnu que 17 membres du corps médical demeuraient détenus. Cette reconnaissance officielle indique que ces arrestations ne relevaient pas de simples allégations non vérifiées.

La détention de professionnels de santé pour avoir prodigué des soins, si elle est confirmée, soulèverait de graves préoccupations quant aux violations de la neutralité médicale et du droit à la santé.

Surpopulation carcérale ; Evine, Qezel Hesar, Qarchak et Grande prison de Téhéran

Avec l’augmentation des arrestations, des rapports ont décrit une surpopulation sévère dans les prisons d’Evin, de Qezel Hesar, de Qarchak et dans la Grande prison de Téhéran. Des détenus auraient indiqué que le nombre de nouveaux arrivants était tel qu’« il n’y a plus d’espace pour respirer ».

Des transferts collectifs et des détentions dans des conditions de surpopulation sans installations sanitaires adéquates ont été signalés. Si elles sont confirmées, ces conditions pourraient constituer des traitements inhumains ou dégradants.

Évaluation juridique

Les éléments cumulatifs concernant Téhéran comprennent :

  • Des tirs réels directs ;

  • Un ciblage depuis des positions élevées ;

  • Une qualification judiciaire exposant à la peine capitale ;

  • La gestion des corps à Kahrizak ;

  • Des blessures oculaires généralisées ;

  • Des arrestations massives ;

  • Des pressions sur les familles de prisonniers politiques ;

  • Une surpopulation carcérale sévère.

Pris ensemble, ces éléments justifient un examen en tant que composantes potentielles d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre une population civile.

La Rapporteuse spéciale des Nations unies, Mai Sato, a souligné :

« Les crimes contre l’humanité incluent le meurtre, la torture et la détention massive contre des civils, et nécessitent une enquête indépendante et approfondie. »

Demandes adressées à la Mission d’établissement des faits et aux mécanismes internationaux compétents

Au regard des éléments présentés concernant les événements survenus à Téhéran en janvier 2026, il est demandé aux mécanismes internationaux indépendants :

  • De mener une enquête indépendante sur l’usage de la force létale les 8–9 janvier, y compris l’examen de la chaîne de commandement ;

  • D’obtenir l’accès aux registres médico-légaux et au site de Kahrizak afin de clarifier le nombre de décès et les procédures de gestion des dépouilles ;

  • D’examiner les cas documentés de blessures oculaires et d’énucléations par l’accès aux dossiers médicaux ;

  • D’enquêter sur les arrestations massives et les conditions de détention à Evine, Qezel Hesar, Qarchak et dans la Grande prison de Téhéran ;

  • D’examiner les arrestations de personnel médical et de membres des familles de prisonniers politiques en lien avec les manifestations ;

  • D’assurer la protection des témoins, des familles et du personnel médical contre les représailles ;

  • De préserver les preuves numériques et audiovisuelles en vue de futurs processus de reddition de comptes.

Conclusion

Le dossier de Téhéran montre que la répression du soulèvement de janvier 2026 dans la capitale n’a pas constitué une réaction isolée ou spontanée, mais s’est déployée à travers plusieurs niveaux interconnectés : opérations de rue, rhétorique judiciaire, environnements hospitaliers, gestion médico-légale et établissements de détention.

À la date de publication du présent rapport, les noms de 276 personnes tuées dans la ville de Téhéran ont été reçus et vérifiés sur la base d’informations confirmées par leurs familles et proches. En raison de l’accès restreint aux registres officiels, des perturbations de communication et des pressions sécuritaires, cette liste reflète le nombre minimal de cas confirmés. Le processus de documentation et de vérification demeure en cours.

Les étapes d’enquête décrites ci-dessus sont dès lors essentielles pour clarifier l’ampleur complète des événements survenus à Téhéran et garantir l’obligation de rendre des comptes au regard des normes internationales relatives aux droits humains.

Annexe 2

Victimes confirmées – Téhéran (Phase I – 276 noms)

  1. Asghar Velayati
  2. Mohammad Haji Mohammadi
  3. Danial Karimi
  4. Mohammad Qabezi
  5. Ayoub Shaker
  6. Amirhossein Javadzadeh
  7. Omid Fallahi Pour
  8. Ali Ranjbar
  9. Yazdan Afroogh
  10. Amirreza Heydari
  11. Mahan Heydari
  12. Mehdi Aghahosseini
  13. Milad Gholami
  14. Karim Touni
  15. Mohammad Goli
  16. Ali Aghajani
  17. Yaser Ezzati Nosratiyan
  18. Aria Honarmand
  19. Mohammadmehdi Seyfollahpour
  20. Mostafa Afshar
  21. Mehdi Mirzaei
  22. Omid Azimi
  23. Mahsa Dezfoulian
  24. Setayesh Shafiei
  25. Pouya Farsi
  26. Faramarz Foroughi
  27. Iman Norouzi
  28. Ali Akbar Gholamzadeh
  29. Majid Ghanbari
  30. Ali Sadeghi
  31. Masoud Sadeghi
  32. Mobin Ghanbari
  33. Arsalan Ghahremani
  34. Amir Ahmadi
  35. Aida Aghili
  36. Omid Fadakar
  37. Mehdi Jafari
  38. Amir Nouzemani
  39. Hossein Heydari
  40. Rosita Hajizadeh
  41. Asal Shafiei
  42. Behzad Abbasi
  43. Artin Abdollahi
  44. Amirali Parvizi
  45. Farzin Balali
  46. Shahab Khorshid
  47. Sepehr Ebrahimi
  48. Fatemeh Abdollahi
  49. Hossein Farahi
  50. Mohammad Soleimani
  51. Armin Vafaei
  52. Milad Tajik
  53. Mahan Mardani
  54. Ali Mohammad Kazemi
  55. Diako Ghadermarzi
  56. Mohammadali Mohammadian
  57. Milad Otmani
  58. Parsa Madanchian
  59. Ali Moradi Ardebili
  60. Hamoon Ali Bori
  61. Gholamreza Kashani
  62. Nasir Nasiri
  63. Milad Jahangiri
  64. Amirhossein Movahed
  65. Sahar Fallah
  66. Vahid Firouzi
  67. Majid Astir
  68. Maedeh Moradi Kia
  69. Ali Orouji
  70. Mohammadhossein Baghraei
  71. Heman Kazemi
  72. Danial Zarei
  73. Mohammad Bagherpour
  74. Seyed Ahmad Hosseini
  75. Amirhossein Malekshahi
  76. Ramin Sahari
  77. Javad Ghorbani
  78. Mohammad Rasoulizadeh
  79. Aref Mousavi
  80. Elina Hojjati
  81. Mehdi Rahimi
  82. Akbar Hosseini
  83. Amirhossein Emam Jomeh
  84. Omid Saeedi
  85. Baniamin Mohammadi
  86. Peyman Derang
  87. Elina Bahrami
  88. Mahin Marhamati
  89. Sama Esmaeili
  90. Milad Hassanzadeh
  91. Saeed Alnajri
  92. Mahyar Kakazadeh
  93. Hadi Forough
  94. Pouria Bahari
  95. Amir Parsa Ashkboos
  96. Arash Ahmadvand
  97. Kimia Kamiab
  98. Sina Lavasani
  99. Mohsen Darbandi
  100. Masoumeh Ebrahimi
  1. Ali Mirzaei
  2. Mohammad Farhadi
  3. Fereshteh Rajabi Aqbash
  4. Saeed Farahani
  5. Pouria Derakhshan
  6. Hossein Tehranchi
  7. Behzad Ebrahim Pour
  8. Rasoul Alivandi
  9. Behrouz Masoumnejad
  10. Gholamreza Youssefi
  11. Alireza Mollahosseini
  12. Elaheh Nouri
  13. Kianoush Zare Talab
  14. Iman Kazemi
  15. Reza Armand
  16. Zeinab Hamidi
  17. Abbas Eshaghi
  18. Asal Mansouri
  19. Amirhossein Shakerami
  20. Amirhossein Kiadarbandseri
  21. Amirreza Rostami
  22. Atena Razdar
  23. Arvin Vafaei
  24. Behrouz Amin
  25. Parsa Rahmati
  26. Parnia Khalaji
  27. Javad Astiri
  28. Javad Aghamohammadi
  29. Hamidreza Moeini Far
  30. Nasrin Zarmansh
  31. Arash Asgari
  32. Salar Mehri
  33. Mansouri
  34. Ebrahim Pourahmadian
  35. Abolfazl Esmaeili
  36. Mehdi Fathi
  37. Ahmad Bolouri
  38. Ahmad Ebadi Kamand
  39. Amir Javadifar
  40. Ali Ataei
  41. Amirhossein Razgardani
  42. Saeed Rahmani
  43. Soleiman Parhizkar
  44. Samaneh Asgari Bazargani
  45. Somayeh Youssefi
  46. Soheil Safari
  47. Siavash Alijani
  48. Aref Mirmousavi
  49. Haji Mohammad Rezaei Nasab
  50. Nima Najafi
  51. Fazayel Balegh
  52. Amirsaleh Borji
  53. Sadegh Ghodsi
  54. Ilya Ghodsi
  55. Omid Ali Meisai
  56. Mohammad Pay Bast
  57. Ali Kazemi
  58. Mohammadreza Molavi
  59. Javad Kazemi
  60. Yousef Houshmand
  61. Saman Delaram
  62. Ali Rezaei
  63. Ali Arabi
  64. Alireza Nobaghi
  65. Fatemeh Fatemi
  66. Farhad Amani
  67. Farhad Sohrab
  68. Forough Eskandari
  69. Farid Ramazani
  70. Fouad Safaei
  71. Maria Karimi
  72. Mani Tazeh Azar
  73. Mahan Motaghi
  74. Majid Afshari
  75. Mohammad Khanmohammadi
  76. Mohammad Radman
  77. Hassan Lotfi
  78. Alireza Arghavani
  79. Alireza Seyedi
  80. Hossein Dadashzadeh
  81. Hossein Farahi
  82. Hamid Shirbandi
  83. Hamid Nik
  84. Danial Moradi Zadeh
  85. Mohammad Golriz
  86. Mohammad Mamloo
  87. Mohammadparsa Amini
  88. Ali Asadollahi
  89. Ali Behrouzi
  90. Ali Bayat
  91. Ali Pourakrami
  92. Morteza Aslani
  93. Morteza Bagheri
  94. Morteza Hamedani
  95. Davoud Kalateh
  96. Ebrahim Sohi Kish
  97. Faramarz Golestani
  98. Mohammadali Foroughi
  99. Mohammad Esmail Vafa
  100. Mohammad Rahmati
  101. Mostafa Sharifi
  102. Nadali Dehghan
  103. Pasha Soltani
  104. Nasrin Abdollahi
  105. Yaser Ghandali
  106. Amir Yaghoubian
  107. Alireza Panahi
  108. Danial Maranki
  109. Mehdi Talati
  110. Hossein Hoveyda
  111. Ali Ghorbani
  112. Ahmad Shokarpour
  113. Armin Soltan Mohammadi
  114. Ali Bablaghani
  115. Ali Rouzbehani
  116. Keyomars Homaei
  117. Lia Lotfalian
  118. Shilan Salehi
  119. Mehdi Kashefi
  120. Alireza Tahernezhad
  121. Amirmehdi Razgardani
  122. Amirmohammad Rahnama
  123. Amir Reza Hassanvand
  124. Arman Ghahremani
  125. Arshia Narj Abadi
  126. Arin Mohammadi
  127. Babak Sadeghi
  128. Davoud Rivehndi
  129. Emad Modatipour
  130. Fatemeh Afrazeh
  131. Ebrahim Naderi
  132. Hamed Jahedikia
  133. Hamidreza Firouzmakan
  134. Hamidreza Mohammadtaheri
  135. Samyar Alipour
  136. Hassan Shayesteh
  137. Hassan Sohrabi
  138. Hossein Safari
  139. Masoud Saeedi
  140. Mehdi Hanifi
  141. Mehrdad Zare Safa
  142. Mehrnoush Esfandiari
  143. Moein Ranjbar
  144. Mohammad Azimi
  145. Mohammad Eslamian
  146. Mohammad Moein Chabok
  147. Mohammad Nours
  148. Amirmohammad Ghorotbiglou
  149. Alireza Orouji
  150. Amir Ghanbari
  151. Amirmohammad Lotfi
  152. Hadi Gholkhani
  153. Farzaneh Jahanbakhshi
  154. Khalil Sabri
  155. Hassan Bahou
  156. Ala Ghashghaei
  157. Majid Pourrostami
  158. Mohammad Rostami
  159. Morteza Sattari
  160. Mohammadmehdi Mardani
  161. Mohammadreza Alizadeh
  162. Reza Esmaeili
  163. Sajjad Soleimani
  164. Mohammad Talebi
  165. Majid Bouyeri
  166. Matin Abbasi
  167. Farzin Norouzian
  168. Mohammad Hossein Fathollahzadeh
  169. Yasin Davoudnabi
  170. Alireza Marouti
  171. Amir Ghorbani
  172. Amirali Pahlavanzadeh
  173. Siavash Esmaeili
  174. Ali Bilal
  175. Mohammad Tajik
  176. Ehsan Afshari