CSDHI – Le jeudi 15 janvier, dix-neuvième jour de manifestations et de soulèvement en Iran, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) a annoncé que le nombre total d’arrestations et de détentions liées au soulèvement national, du 28 septembre 2025 au 14 janvier 2026, avait dépassé le chiffre de 50 000.
Selon les informations, certaines personnes ont été arrêtées en masse sur les lieux de manifestations, puis relâchées ; leur nombre exact reste inconnu.
Par ailleurs, des arrestations surprises, lors de perquisitions à domicile, dans les quartiers et même sur des lieux de travail fermés, se poursuivent.
Ces chiffres proviennent d’enquêtes de terrain menées dans 144 villes et d’enquêtes menées dans 76 autres villes, à partir de témoignages de témoins oculaires, de familles de détenus, de personnel local et de prisonniers.
Il est toutefois évident qu’un décompte exact et complet ne serait possible qu’à travers la mise en place d’une mission internationale d’enquête et des visites dans toutes les prisons et tous les centres de détention du régime iranien,.
Le 21 avril 2025, Ejei, chef du pouvoir judiciaire du régime iranien, a admis que, lors du soulèvement en Iran de 2022, « environ 90 000 affaires judiciaires » avaient été engagées. Il a précisé que parmi les détenus figuraient des étudiants, des enseignants, des hommes et des femmes, ainsi que des personnes issues de divers secteurs de la société, notamment des ouvriers.
Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la répression du soulèvement en Iran
Au niveau international, le Conseil de sécurité des Nations Unies doit tenir une session d’urgence le jeudi 15 janvier après-midi concernant la situation en Iran. Cette réunion est convoquée à la demande des États-Unis et fait suite aux avertissements lancés par les organisations de défense des droits humains concernant l’escalade de la répression. Auparavant, Amnesty International avait appelé le Conseil de sécurité à agir d’urgence pour empêcher de nouveaux massacres et avait souligné que l’immunité judiciaire des auteurs de répression devait prendre fin.



