Des prisonniers politiques iraniens défient les mollahs alors que six d’entre eux se trouvent dans le couloir de la mort

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CSDHI – Douze prisonniers politiques iraniens détenus à la prison de Qezel Hesar avertissent que les exécutions et la répression ne mettront pas fin au mouvement de résistance croissants en Iran.

Douze prisonniers politiques iraniens ont publié une déclaration puissante et résolument défiance depuis l’intérieur de la prison de Qezel Hesar, l’un des centres de détention les plus tristement célèbres d’Iran, alors que six des signataires sont sous le coup de condamnations à mort actives depuis plus de quatorze mois.

La déclaration, datée du 19 janvier 2026, marque ce que les prisonniers décrivent comme un tournant historique et symbolique dans la lutte de l’Iran pour la liberté. Rédigé dans un langage fortement engagé, le texte présente le soulèvement actuel comme l’aboutissement de quarante-sept années de résistance continue contre un pouvoir autoritaire.

Les prisonniers politiques iraniens décrivent l’Iran comme une « patrie belle mais capturée », où l’aspiration à la liberté a survécu à des décennies d’exécutions, de torture et de répression systémique. Ils présentent la phase actuelle de la résistance comme un moment décisif, porté par une nouvelle génération façonnée par les épreuves mais déterminée à mettre définitivement fin au régime autoritaire.

Selon la déclaration, la force du mouvement actuel réside dans sa profondeur organisationnelle, sa continuité et son renouvellement générationnel. Les prisonniers politiques iraniens soulignent que la résistance d’aujourd’hui n’est plus spontanée ni fragmentée, mais enracinée dans une stratégie de long terme, le sacrifice collectif et des réseaux d’opposition structurés.

Un thème central de la déclaration est le rejet à la fois du pouvoir autoritaire et de toute tentative de confiscation des fruits de la lutte. Les prisonniers politiques iraniens mettent explicitement en garde contre des courants politiques qui, selon eux, cherchent à exploiter le sacrifice populaire à des fins de pouvoir personnel ou dynastique — une référence implicite aux craintes que l’avenir de l’Iran puisse être détourné d’une issue véritablement démocratique.

La déclaration affirme que le mouvement actuellement en cours vise à atteindre simultanément deux objectifs :

  • L’établissement d’un nouvel ordre démocratique en Iran.

  • La réalisation des aspirations inachevées de la révolution anti-monarchique de 1979, que les prisonniers estiment avoir été confisquées par le pouvoir clérical.

Malgré la menace immédiate d’exécution qui pèse sur plusieurs d’entre eux, les signataires adoptent un ton empreint de confiance, affirmant que le jour des comptes pour les dirigeants iraniens et leurs exécutants approche. Ils prédisent que le soulèvement actuel a déjà ébranlé les fondements de l’État à un point tel que la simple évocation des noms des figures de la résistance inspire désormais la crainte au sein de l’appareil dirigeant.

La déclaration s’achève sur un message de solidarité et de détermination, célébrant la résistance du peuple iranien et appelant à la poursuite d’une lutte continue et sans compromis jusqu’à l’obtention de la liberté.

Signataires (tels qu’énumérés dans la déclaration)

Vahid Bani-Amerian
Pouya Ghobadi
Abolhassan Montazer
Babak Alipour
Mohammad Taghavi
Ali Moezzi
Meysam Dehban-Zadeh
Shahrokh Daneshvar-Kar
Asadollah Hadi
Sepehr Emam Jomeh
Akbar Bagheri
Khosrow Rahnama

Lieu : Unité 4, prison de Qezel Hesar
Date : 19 janvier 2026