CSDHI – La Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) a empêché le 9 novembre l’Iran d’accueillir des événements internationaux aussi longtemps que les femmes ne seront pas autorisées à assister aux matchs.
L’annonce de la FIVB intervient une semaine après qu’une anglo-iranienne ait été emprisonnée pendant cinq mois pour avoir tenté d’assister à un match de volley-ball.
Un porte-parole de la fédération internationale a déclaré à l’AFP que la FIVB n’accordera pas à l’Iran le droit d’accueillir d’événement directement contrôlé par la FIVB comme les championnats du monde, tant que cette interdiction faite aux femmes d’assister à des matchs de volley-ball ne sera pas levée.
Cela ne comprend pas les autres tournois de volley-ball ou le tournoi de la Ligue mondiale de l’année prochaine parce que les dates de matches ont déjà été confirmées, a ajouté le porte-parole.
Les femmes sont également interdites d’assister aux matchs de football en Iran.
Le chef de la police du régime iranien, Esmail Ahmadi Moghadam, a déclaré en juin : « nous ne pouvons pas permettre la présence de femmes dans les stades », car la mixité « n’est pas encore dans l’intérêt public ».
Aucune raison n’a été donnée pour l’emprisonnement le 2 novembre de Goncheh Ghavami, cette jeune femme de 25 ans, diplômée en droit à Londres. Elle s’est mise en grève de la faim à l’annonce de sa condamnation à un an de réclusion.
Toutefois, suite à son arrestation, en juin, elle a été accusée de propagande contre le régime des mollahs en Iran.



