De sévères restrictions d’accès à Internet persistent en Iran

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CSDHI – Majidreza Hariri, président de la Chambre de commerce Irano-Chinoise, a annoncé que le régime iranien n’autorise les commerçants à utiliser Internet que 20 minutes par jour, et uniquement sous la supervision d’un observateur.

Dimanche 25 janvier, M. Hariri a averti que ce niveau d’accès est « loin d’être suffisant pour les besoins des commerçants ».

Il a déclaré : « Je ne dispose pas d’informations concernant toutes les chambres de commerce, mais à Téhéran et dans plusieurs capitales provinciales, l’accès à Internet a été activé sur quelques ordinateurs au sein même des chambres de commerce. Les commerçants doivent s’inscrire pour utiliser Internet. »

Le président de la Chambre de commerce Irano-Chinoise a qualifié cette méthode d’accès à Internet d’« inacceptable » et a ajouté : « Ce temps d’utilisation suffit à peine pour consulter quelques courriels. »

Le régime iranien a coupé l’accès à Internet dans tout le pays peu après le début des manifestations, le soir du 8 janvier.

Depuis, l’accès des Iraniens au monde extérieur est fortement perturbé. Néanmoins, les reportages, images et vidéos qui ont difficilement franchi le mur de la censure dressent un tableau effroyable de l’ampleur et de l’organisation des assassinats de citoyens.

NetBlocks, une organisation mondiale indépendante de surveillance d’Internet, a indiqué le 27 janvier, dans une publication sur la plateforme de médias sociaux X, que 20 jours s’étaient écoulés depuis la coupure d’Internet en Iran.

En novembre 2025, les révélations selon lesquelles certains journalistes, artistes, militants politiques et personnalités proches du gouvernement avaient bénéficié de « cartes SIM blanches » et d’un « accès Internet à plusieurs vitesses » – grâce à des pratiques de corruption et à l’octroi de privilèges spéciaux – ont suscité une vague d’indignation et de protestations au sein de l’opinion publique.

Depuis plus de deux semaines, le pays est plongé dans un silence orchestré, et ce silence perdure. L’accès public à Internet, infrastructure essentielle de la vie moderne, se résume désormais à des rumeurs et à des bribes d’informations.

Il ne reste plus que les canaux approuvés par le gouvernement : des réseaux « blancs » triés sur le volet qui maintiennent les liens entre les éléments du régime tout en coupant la société du fonctionnement normal de la vie civique.

Faute d’accès à l’intérieur de l’Iran, il est impossible de déterminer le nombre de personnes tuées lors des récentes manifestations, mais des estimations font état de milliers de morts lors des manifestations de janvier 2026 en Iran.