Un ancien otage dénonce l’hypocrisie de Téhéran et le train de vie confortable des enfants de hauts responsables du régime iranien

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CSDHI – Barry Rosen, attaché de presse à l’ambassade des États-Unis à Téhéran, a été retenu en otage pendant 444 jours au début de la révolution par des forces se faisant appeler les « Étudiants suivant la ligne de l’Imam », un groupe responsable de la prise d’otages de l’ambassade américaine en 1979.

Dans une note publiée sur la plateforme de médias sociaux X, il met en lumière le rôle direct de Masoumeh Ebtekar, porte-parole des preneurs d’otages et ancienne haute responsable du régime iranien.

Rosen écrit que lors des interrogatoires, Masoumeh Ebtekar a averti les otages, sur un ton menaçant et agressif, qu’ils seraient jugés et exécutés immédiatement.

Les enfants des responsables du régime iranien d’Ali Khamenei, quant à eux, vivent aujourd’hui dans une situation radicalement différente.

Rosen note dans ses écrits qu’Issa Hashemi, le fils de Masoumeh Ebtekar, vit désormais à Los Angeles et travaille dans le milieu universitaire.

Cette image contraste fortement avec les slogans anti-américains et le comportement violent de la génération au pouvoir.

Expulsion de la fille d’Ali Larijani, une des figures impliquées dans les crimes du régime iranien de Khamenei, d’une université.

Parmi ces révélations, un autre exemple est également mis en lumière.

Fatemeh Larijani Ardeshir, fille d’Ali Larijani, ancien secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et haut responsable du régime, a récemment été expulsée du Winship Cancer Institute de l’université Emory.

Cette expulsion fait suite aux sanctions imposées par le département du Trésor américain à Ali Larijani et à d’autres personnalités clés impliquées dans la répression.

L’université Emory n’a pas encore confirmé de lien direct entre cette expulsion et les sanctions.

Pour de nombreux Iraniens vivant à l’étranger, la question des enfants des responsables du gouvernement de Khamenei n’est pas un simple fait divers. Elle est devenue le symbole d’une profonde injustice.

Alors qu’en Iran, les forces du régime ont tué des milliers de manifestants, exercé des pressions sur les familles et même exigé de l’argent pour leur remettre les corps des victimes, les enfants de ces mêmes responsables vivent en toute sécurité.

La vie aisée des enfants des responsables du régime iranien de Khamenei au pays de « l’ennemi »

Ces révélations montrent que les enfants des responsables du régime iranien bénéficient de libertés, d’une éducation et d’opportunités dans les pays mêmes que leurs parents qualifient d’« ennemis ».

Cette contradiction reflète la colère accumulée au fil de décennies de répression.

La mise en lumière de ces exemples a contribué à l’essor d’un mouvement visant à dénoncer l’hypocrisie structurelle du système en place.

Chaque nouvelle révélation expose davantage cette contradiction et soulève des questions plus graves encore sur la responsabilité et la justice.