Ces révélations confirment que la répression sanglante du soulèvement national de janvier 2026 n’était pas une réaction spontanée aux troubles, mais une « opération militaire » préméditée, ordonnée directement par le Guide suprême Ali Khamenei et exécutée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC ou pasdarans)) selon des tactiques guerrières visant à écraser le soulèvement populaire à tout prix.
Anatomie du « massacre de janvier »
La conférence de presse a débuté par un panorama de la situation explosive en Iran. Alors que le monde entier assistait avec consternation aux violences dans les rues, le CNRI-US a présenté des preuves démontrant que ces actes constituent des « crimes contre l’humanité » systématiques.
Les intervenants ont expliqué que le soulèvement, déclenché fin décembre par l’effondrement économique, s’était rapidement transformé en une véritable révolution politique exigeant le renversement du régime. Face à cette vague de protestations, le régime a opté pour une stratégie de « sécurité maximale », entraînant la mort de plus de 3 000 manifestants et l’arrestation de plus de 50 000 autres.
La conférence de presse avait un double objectif : premièrement, réfuter la version officielle du régime qui présentait les événements comme de simples « émeutes » maîtrisées ; deuxièmement, apporter des preuves irréfutables du rôle central des pasdarans, contraignant la communauté internationale – et notamment l’administration américaine – à prendre des mesures concrètes, au-delà de simples condamnations verbales.
Directives « Top Secret » : « Écrasez-les sans pitié »
Le point le plus crucial de la conférence a été la divulgation de documents classifiés « Top Secret » par le régime. Selon des responsables de la résistance, le Conseil suprême de sécurité nationale, sous la supervision directe de Khamenei, a émis des directives à l’intention des commandants des pasdarans et des forces de sécurité de l’État quelques jours avant que les manifestations n’atteignent leur paroxysme. Ces ordres contenaient des instructions explicites enjoignant de faire preuve d’« aucune indulgence » et d’utiliser la « force létale » pour mettre fin au soulèvement.
Les services de renseignement indiquaient que Khamenei, pressentant une menace existentielle pour son régime, a donné son feu vert aux Gardiens de la révolution pour utiliser des armes de calibre militaire, notamment des tireurs d’élite et des véhicules blindés, contre des civils non armés. Les documents ont révélé un plan d’urgence baptisé « Sécurité de voisinage », qui consistait à placer les grandes villes, en particulier Téhéran, sous un système de quadrillage contrôlé par les milices du Bassidj et les forces spéciales Saberin des Gardiens de la révolution, avec des règles d’engagement claires autorisant à « tirer pour tuer » immédiatement, sans sommation.
Cette révélation anéantit complètement les affirmations du régime selon lesquelles les pertes humaines seraient le résultat d’« escarmouches » ou d’« actes de légitime défense », prouvant au contraire que la décision de tuer était un ordre politique centralisé exécuté de sang-froid.
Le rôle central des pasdarans : un État dans l’État
La réunion d’information s’est longuement attardée sur le rôle des Gardiens de la révolution (pasdarans), soulignant qu’ils ne sont plus seulement une force militaire, mais bien le véritable pouvoir en Iran.
La structure de commandement en charge de la répression a été détaillée, montrant comment Khamenei a conféré aux commandants des Gardiens de la révolution dans chaque province une autorité absolue pour diriger des centres d’opérations conjoints regroupant l’armée, la police et les services du renseignement. Le CNRI-US a mis en lumière trois aspects clés :
- Unités de répression spécialisées : le déploiement d’unités d’élite des Gardiens de la révolution, entraînées au combat urbain, équipées d’armements lourds et de matériel de surveillance de pointe.
- Coupure totale d’information : L’organisation de renseignement des Gardiens de la révolution a orchestré une coupure totale d’Internet dans les foyers de soulèvement (comme Lordegan et Narmak) afin de faciliter le massacre à l’abri des regards du monde. Les documents confirment que cette coupure d’Internet faisait partie d’une stratégie préméditée.
- Détention secrète et torture : Face à la surpopulation des prisons officielles, les Gardiens de la révolution ont utilisé des « maisons sûres », des centres de détention secrets et des entrepôts pour interroger et torturer des milliers de jeunes et de femmes.
Le compte rendu a également rappelé que les Gardiens de la révolution contrôlent plus de 50 % de l’économie iranienne, utilisant ces ressources considérables pour financer la répression intérieure et exporter le terrorisme. Par conséquent, toute activité commerciale avec l’Iran finance en fin de compte cet appareil de répression.
Le bilan de la répression : faits et chiffres
Le CNRI-US a publié une évaluation actualisée des victimes, s’appuyant sur son vaste réseau à l’intérieur du pays :
- Plus de 3 000 martyrs : L’identité de centaines de personnes a été vérifiée, tandis que les autorités refusent de restituer les corps de nombreuses victimes, les utilisant pour faire chanter les familles financièrement et politiquement.
- Ciblage des femmes et des jeunes : Le rapport a mis en lumière un pourcentage effroyable de victimes parmi les femmes et les mineurs, confirmant le caractère aveugle et brutal des tirs à balles réelles.
- Enlèvement de blessés : Les Gardiens de la révolution iraniens enlèvent des manifestants blessés dans les hôpitaux, contraignant des milliers de personnes à se soigner clandestinement pour éviter d’être arrêtées.
Les Unités de résistance : Une voix alternative
Face à cette brutalité, la conférence de presse a souligné le rôle des « Unités de résistance » de l’OMPI. Il a été noté que ces unités ne se contentaient pas de documenter les crimes, mais jouaient un rôle de premier plan dans l’organisation des manifestations et la canalisation de la colère populaire contre les symboles du régime.
Les intervenants ont souligné que la poursuite du soulèvement malgré une répression aussi intense prouve que le régime des mollahs a perdu le contrôle des rues et que le « mur de la peur » s’est effondré. Les slogans scandés à travers l’Iran – tels que « Mort à Khamenei » et « Mort à l’oppresseur, qu’il s’agisse du Shah ou du Guide suprême » – témoignent de la maturité politique du peuple iranien, qui rejette tout retour à une dictature, quelle qu’elle soit.
La conférence a également réfuté les tentatives du régime et de certains acteurs suspects de promouvoir de fausses alternatives (comme les vestiges du régime du Shah), réaffirmant que le peuple iranien aspire à une république démocratique et laïque, fondée sur les urnes, conformément au Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi.
Appel à l’action : La fermeté est essentielle
Le CNRI-US a conclu la réunion d’information par un message direct et urgent à l’administration américaine, à l’Union européenne et à la communauté internationale. Les représentants de la Résistance ont affirmé que la politique d’apaisement, ou le pari sur une « réforme » interne au régime, s’est révélée catastrophiquement erronée au vu du sang versé dans les rues.
Le CNRI-US a formulé des revendications précises et immédiates :
- Désignation complète comme organisation terroriste : Saluant la position du Parlement européen et appelant à la pleine application de la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique (les pasdarans) comme organisation terroriste, y compris toutes les sanctions associées visant à paralyser les capacités financières du régime.
- Droit à la légitime défense : Appelant la communauté internationale à reconnaître le droit du peuple iranien et de la jeunesse rebelle à se défendre contre la violence des pasdarans.
- Isolement diplomatique : Expulsion des ambassadeurs du régime, fermeture de ses ambassades (qui servent de plaques tournantes pour l’espionnage et le terrorisme) et poursuite des dirigeants du régime – Khamenei, Raïssi et les commandants des pasdarans – pour crimes contre l’humanité.
- Accès à Internet : Fourniture d’une assistance technique au peuple iranien pour contourner le blocus numérique et garantir la libre circulation de l’information.
Conclusion : Le régime s’effondre
Le point de presse a conclu que le régime des mollahs avait atteint un point de non-retour. Le massacre de janvier 2026, s’il a temporairement ralenti les manifestations dans certaines régions, a semé des graines de colère impossibles à éradiquer. Le CNRI-US a affirmé que le régime est désormais « plus faible que jamais », au bord du gouffre, et que le dernier mot appartient au peuple iranien et à sa résistance organisée.


