CSDHI – En réponse à la répression brutale et généralisée des manifestations populaires en Iran, le gouvernement australien a imposé de nouvelles sanctions contre 20 hauts responsables et trois entités affiliées au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (pasdarans), la puissante force militaire et sécuritaire du régime iranien.
Le ministère australien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué que le pays a mis en œuvre des sanctions financières ciblées en réaction à l’usage brutal de la violence par le régime iranien contre sa propre population.
Selon ce communiqué, la nouvelle liste de sanctions comprend certains des plus hauts responsables sécuritaires, militaires et des forces de l’ordre du régime iranien, notamment des commandants des pasdarans et des forces de l’ordre, de hauts responsables des services de renseignement, ainsi que des membres des unités cybernétiques et extraterritoriales des pasdarans.
Parmi les personnes sanctionnées figurent notamment : Ahmadreza Radan, Mohammadreza Fallahzadeh, Ali Fazli, Mohammad Saleh Jokar, Hassan Shahvarpour, Gholamhossein Mohammadi-Asl, Rahim Jahanbakhsh, Abbas-Ali Mohammadian, Abdollah Araqi, Mohsen Chezari, Alireza Fadakar, Majid Mousavi, Seyed Aminollah Emami Tabatabaei, Ali-Asghar Norouzi, Hassan Sabourinejad, Javad Ghaffarhaddadi, Yahya Hosseini Panjaki et Esmail Khatib.
En outre, trois entités clés des Gardiens de la révolution (des pasdarans) ont été ajoutées à la nouvelle liste de sanctions : le Commandement de la cybersécurité de l’IRGC, l’unité 840 de la Force Qods des pasdarans (branche chargée des opérations extérieures) et l’Organisation du renseignement des pasdarans.
Le ministère australien des Affaires étrangères a déclaré que ces individus et entités ont été directement impliqués dans la répression violente des manifestations intérieures, dans des menaces contre la vie de citoyens à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, ainsi que dans de vastes violations des droits humains.
Le communiqué précise que depuis le 28 décembre 2025, les forces du régime iranien ont « tué des milliers de citoyens iraniens », tandis que des milliers d’autres ont été arrêtés ou agressés pour avoir participé à des manifestations pacifiques. Selon les responsables australiens, le régime iranien a tenté de dissimuler l’ampleur réelle de ces violences en imposant des coupures massives d’Internet et des perturbations des télécommunications.
Le gouvernement australien a souligné que cette décision s’inscrit dans le cadre de ses politiques antérieures, notamment la désignation des pasdarans comme organisation soutenant le terrorisme d’État et la mise en œuvre de sanctions globales contre le régime iranien.
Selon des responsables australiens, ces nouvelles sanctions démontrent l’engagement du pays à se tenir aux côtés du peuple iranien et à travailler avec ses partenaires internationaux pour faire face à la campagne de répression et de déstabilisation menée par le régime iranien. D’après les chiffres officiels, l’Australie a jusqu’à présent sanctionné plus de 200 individus et entités liés au régime iranien, ainsi que plus de 100 individus et entités affiliés aux pasdarans.


