CSDHI – À la suite de la répression sanglante du soulèvement national, des milliers de manifestants ont été arrêtés en lien avec les protestations.
La majorité des détenus sont actuellement incarcérés dans des centres de détention, des prisons, ainsi que dans des installations non officielles ou secrètes placées sous le contrôle du Corps des gardiens de la révolution islamique (les pasdarans) et du ministère du renseignement. Nombre d’entre eux sont maintenus dans un isolement total, sans aucune information sur leur état, privés de tout contact avec leurs familles ou leurs avocats, et entièrement soustraits à tout contrôle judiciaire effectif.
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Des hauts responsables du régime iranien, y compris le chef du pouvoir judiciaire, ont publiquement ordonné la tenue de procès expéditifs et l’application de peines sévères, tout en qualifiant systématiquement les manifestants de « terroristes », « agents étrangers » et mohareb (accusés de mener une guerre contre Dieu) — des chefs d’accusation qui, selon les lois du régime iranien, peuvent conduire à la peine de mort. Depuis la première semaine des protestations, les médias officiels ont diffusé des centaines d’« aveux » forcés, extorqués sous la pression, la torture et les menaces visant les détenus et leurs familles.
De nombreux témoignages indiquent également que certains manifestants blessés en détention ont été tués par un tir final à bout portant, de type exécution, ou délibérément privés de soins médicaux, entraînant leur mort. Il est également rapporté que plusieurs manifestants ont été exécutés en secret après leur arrestation, sans aucune procédure judiciaire.
Au regard des conditions effroyables dans lesquelles sont détenues les personnes arrêtées en lien avec les manifestations, une situation d’urgence s’est installée en Iran, exigeant l’attention et l’action immédiates de la communauté internationale.
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Le régime iranien cherche à empêcher l’émergence de nouvelles vagues de contestation en instaurant un climat de terreur et à prolonger la survie d’un système instable et fragile. L’exécution constitue l’outil le plus efficace utilisé par ce pouvoir pour semer la peur et l’effroi au sein de la société. Les autorités tentent de poursuivre les massacres de manifestants, désormais à l’intérieur des prisons et des centres de détention après les rues. Des milliers de protestataires arrêtés, sans défense et maintenus dans des conditions inhumaines, sont exposés à la torture, aux disparitions forcées et au risque immédiat d’exécution ou de mise à mort à l’issue de procès-spectacles.
En vertu de sa responsabilité juridique et morale, la communauté internationale est tenue d’agir sans délai afin de protéger la vie de ces détenus.


