Des centaines d’étudiants iraniens tués, blessés ou arrêtés lors des manifestations en Iran

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CSDHI – Selon les informations disponibles à ce stade, au moins 86 étudiants iraniens ont été tués lors des manifestations de janvier. Ce chiffre ne comprend pas encore l’ensemble des victimes, en raison des fortes pressions exercées sur les familles et des restrictions sévères toujours imposées aux communications.

D’après des militants étudiants, la fermeture des universités a créé un climat propice à une répression silencieuse des étudiants iraniens. Chaque jour, les médias étudiants font état de l’arrestation d’un nouvel étudiant. « Ali Taheri-Kia », « Mobin Safdari » et « Abbas Yousefi » sont trois étudiants iraniens de l’Université de Téhéran dont l’arrestation, sur des axes menant aux résidences universitaires, remonte désormais à près de quatre semaines. Selon des sources étudiantes, des dizaines d’étudiants iraniens sont actuellement détenus.

Selon ces mêmes sources, avec la disparition des espaces sûrs sur les campus universitaires et sous l’effet des pressions psychologiques et sécuritaires récentes, au moins cinq étudiants se seraient donné la mort. « Elina Bahrami » et « Nia Samari », étudiantes à l’Université de Téhéran ; « Fatemeh Kamali », étudiante à l’Université de Chiraz ; ainsi que « Erfan Taherkhani » et « Farhad Salari », étudiants dans une université des sciences médicales, figurent parmi les étudiants iraniens décédés ces derniers jours dans des circonstances jugées suspectes.

Le site d’information étatique Emtedad écrit que le ministère des Sciences, en transférant ses responsabilités aux universités, est de fait resté inactif et passif face à cette situation critique.

Emtedad affirme :

« Il semble que le ministère des Sciences, qui manque lui-même de la capacité de prendre des décisions et d’en assumer les conséquences, cherche à se décharger de toute responsabilité en déléguant ces décisions aux universités. Depuis le début des récentes manifestations, ce ministère n’a rien fait d’autre que publier des directives et diffuser des communiqués remplis de slogans, tandis que le ministère de la Santé est resté totalement silencieux. Or, les universités ont plus que jamais besoin d’une gestion appropriée pour réduire les tensions en ces jours difficiles. »