Iran : la campagne « Les Mardis contre les exécutions » marque sa 107ᵉ semaine dans les prisons du pays

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CSDHI – La campagne « Les Mardis contre les exécutions » est entrée dans sa 107ᵉ semaine de grève. Cette semaine, les prisonniers participants ont publié un communiqué abordant les conditions carcérales et la situation des exécutions.

Les prisonniers politiques engagés dans cette campagne ont appelé leurs concitoyens en Iran, dans le contexte actuel, à élever la voix et à protester. Ils ont également souligné que, dans ces circonstances sensibles, leur aspiration est d’atteindre un Iran libre et égal, exempt de violence et d’exécutions, où le droit à l’autodétermination est exercé par le peuple.

Dans une autre partie du communiqué des « Mardis contre les exécutions », il est fait état d’une forte augmentation de l’application des sentences capitales au cours du mois de Bahman (fin janvier–mi-février). Parallèlement, des centaines d’autres détenus sont exposés au risque de voir une peine de mort prononcée ou exécutée.

Texte intégral du communiqué de la campagne « Mardis contre les exécutions »

Selon les rapports et informations recueillis lors du soulèvement fier de janvier 2026, les agents répressifs du régime iranien, en plus de massacrer des milliers d’innocents, ont arrêté des dizaines de milliers de citoyens et de jeunes Iraniens, soumettant nombre d’entre eux à des pressions physiques et psychologiques afin d’arracher des aveux forcés.

D’après ces mêmes rapports, dans le cadre du durcissement de l’atmosphère de répression et d’intimidation publique, le gouvernement axé sur l’exécution a arrêté plusieurs avocats, médecins et membres du personnel médical, signe de sa peur croissante face au courageux soulèvement populaire du mois précédent de Dey (décembre–janvier).

Le régime despotique au pouvoir, au cours des trois dernières semaines (du 21 janvier à aujourd’hui), a exécuté plus de 207 personnes, dont deux femmes. Outre les centaines et milliers de détenus non identifiés et exposés à la sentence médiévale de la peine de mort, ces derniers jours, le prisonnier politique kurde Nasser Bakarzadeh a été condamné à mort pour la troisième fois et court un risque imminent d’exécution.

Nous appelons ici le peuple courageux et brave d’Iran à être la voix des détenus et des prisonniers politiques, et nous demandons aux familles des personnes arrêtées d’élever leurs cris de protestation contre l’oppression, l’injustice et les arrestations massives et extrajudiciaires, et de soutenir leurs proches.

Oui, concitoyens ! Dans de telles conditions, le silence n’est pas une option ; la seule option, la voie du salut, est d’élever la voix et de protester. En ces circonstances sensibles, nous aspirons à un Iran libre et égal, débarrassé de la violence et des exécutions, et où le droit à l’autodétermination est exercé par le peuple.

Les prisonniers politiques participant à la campagne « les Mardis contre les exécutions » sont en grève de la faim le mardi 10 février, 107ᵉ semaine de la campagne, dans 56 prisons à travers le pays.