CSDHI – La crise du pouvoir d’achat en Iran a de nouveau mis le phénomène de la vente d’organes et plus particulièrement la vente de reins au cœur de l’actualité. Cette fois, cependant, l’ampleur de la tragédie s’est accrue. Des jeunes, qui devraient construire l’avenir du pays, se voient contraints de proposer des parties de leur propre corps pour survivre.
Le site officiel Didban Iran a publié le 10 février un reportage sur la vente de reins. L’article souligne la propagation de ce phénomène chez les personnes nées dans les années 2000. Une revue des annonces montre que la vente d’organes tels que les reins ne se limite plus aux groupes traditionnellement vulnérables. Les noms de jeunes encore sans emploi stable apparaissent, nombreux à subir la pression de dettes et du chômage. La flambée du coût de la vie les pousse à prendre des décisions dangereuses.
Sur les réseaux sociaux, des annonces de vente d’organes sont publiées avec des montants sans précédent. Certains vendeurs affichent des prix allant jusqu’à 50 milliards de rials (environ 31 250 dollars). Bien que ces montants ne soient pas toujours réalisés, ils révèlent l’ampleur de la crise. Dans ces annonces, la jeunesse et une santé parfaite sont présentées comme des avantages. Sous le régime corrompu d’Ali Khamenei, le corps humain est devenu une marchandise.
La propagation de la vente de reins chez les jeunes
Le rajeunissement de l’âge moyen des vendeurs constitue un signal d’alarme sérieux. L’entrée des personnes nées dans les années 2000 sur le marché des organes témoigne de l’effondrement de la sécurité économique. Cette génération devrait être investie dans l’éducation et le développement de compétences. Au lieu de cela, elle n’a d’autre choix que de vendre un rein pour payer le loyer et rembourser ses dettes. Les conséquences physiques et psychologiques d’une telle décision peuvent être irréversibles.
La hausse des ventes d’organes n’est pas seulement un problème médical. Ce phénomène reflète directement la pauvreté structurelle et la corruption généralisée. Les politiques économiques du régime clérical ont réduit à néant les moyens de subsistance des citoyens. Les jeunes deviennent victimes de l’inefficacité et du pillage systématique. Pendant que les ressources du pays sont consacrées à la répression et à l’aventurisme à l’étranger, les citoyens vendent des parties de leur corps simplement pour survivre.
La conclusion est sans appel. La vente d’organes est l’image crue d’un régime qui a détruit les valeurs humaines. Une génération qui devrait incarner l’espoir de l’avenir est poussée sur le marché des organes. Cette tragédie est le produit de quatre décennies de gouvernance corrompue et répressive. Une société dont la jeunesse vend son corps ne pourra pas perdurer sous une telle structure.


