Hossein Kermanpour, chef du Centre des relations publiques et de l’information du ministère de la Santé, a confirmé dans une interview accordée au journal officiel Shargh l’authenticité des images choquantes qui ont circulé sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Ces images montraient les corps de plusieurs corps de victimes abandonnés dans une ruelle entre deux bâtiments, enveloppés dans des couvertures.

Aida Aghili
L’un des corps était celui d’Aida Aghili, une femme de 34 ans décédée. Sa sœur l’a identifiée sur les images et l’a annoncé sur sa page Instagram.
Lorsque les forces répressives du régime iranien ont abattu Aida d’une balle dans la tête, l’accès à Internet était coupé. Ne la voyant pas rentrer, sa famille la chercha partout et finit par arriver dans les couloirs jonchés de cadavres de Kahrizak. Des couloirs dont les vidéos diffusées ne montrent aucune femme.
Dans une de ses notes, Aida avait écrit : « Joyeux anniversaire à moi. À moi-même, qui suis encore en vie malgré toutes mes blessures, qui crois encore en la liberté et qui sais encore aimer, même quand le monde ne me combat plus. Dans l’espoir de la liberté de mon Iran. »
Kermanpour a déclaré que dans la nuit du 8 janvier, l’hôpital Alghadir, dont la capacité est limitée, a soudainement fait face à un afflux massif : environ 150 blessés y ont été admis, ainsi que les corps de 36 personnes décédées. Or, la morgue de l’hôpital ne pouvait accueillir que cinq corps.


