8 Mars à Paris : Le CSDHI rend hommage aux femmes iraniennes, fer de lance de la résistance démocratique

Le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) a pris part à la grande marche parisienne. Aux côtés de nombreuses organisations de défense des libertés, le CSDHI a porté un message clair : le courage indéfectible des femmes iraniennes, figures de proue du combat pour la démocratie face à la tyrannie.

Une lutte historique contre les dictatures : « Ni Shah, ni Mollah »

Lors de cette mobilisation dans les rues de la capitale française, les militants du CSDHI ont déployé des banderoles et fait résonner des slogans en soutien solidaire aux femmes d’Iran. Au cœur du cortège, le mot d’ordre « Ni Shah, ni Mollah » a résonné avec force. Ce slogan rappelle une réalité historique cruciale : les Iraniennes subissent de plein fouet l’oppression d’une succession de régimes tyranniques au fil des décennies, de la dictature monarchique à la dictature religieuse.

Ces femmes ont combattu avec la même détermination la brutale répression du chah, affrontant la tristement célèbre SAVAK et les tortures dans les sinistres cellules de la prison d’Evin, avant de se dresser contre la misogynie institutionnalisée du régime des mollahs. Fortes de cet héritage de résistance, elles demeurent aujourd’hui en première ligne pour arracher la liberté et bâtir un Iran véritablement démocratique.

Les visages du soulèvement de 2026 : Le prix de la liberté

L’un des moments les plus poignants de cette marche fut l’exposition des portraits de jeunes Iraniennes assassinées par les forces de répression de l’État lors du récent soulèvement de 2026. Ces citoyennes, descendues pacifiquement dans les rues d’Iran pour exiger l’application de leurs droits fondamentaux, ont été fauchées par la violence du régime.

Leurs visages, brandis au cœur du cortège parisien, ont été honorés par les participants. Ils ne représentent pas seulement les victimes d’un système brutal, mais s’imposent comme les symboles absolus du sacrifice et du courage inébranlable d’une jeunesse qui refuse la soumission.

Un écho retentissant auprès de l’opinion publique française

La présence du CSDHI et la force de son message ont suscité une immense vague de solidarité de la part du public français. Tout au long de la manifestation, de nombreux citoyens se sont arrêtés devant les photographies des victimes, posant des questions et engageant des dialogues profonds avec les membres de l’association.

Cet intérêt s’est également traduit par une forte attention médiatique. Des agences de presse, des journalistes indépendants ainsi que de nombreux passants ont documenté cette mobilisation, contribuant ainsi à briser le silence imposé par la censure de Téhéran et à faire rayonner la lutte des femmes iraniennes à l’échelle internationale.

L’urgence d’un soutien international

À travers cette action, le CSDHI réaffirme avec conviction que les femmes iraniennes jouent un rôle déterminant et avant-gardiste dans la quête d’un changement de régime en Iran. Face à leur courage, la complaisance n’est plus permise. La communauté internationale se doit d’entendre cette voix claire et de soutenir politiquement leurs revendications légitimes pour la liberté et la justice.