Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) salue les récents développements en faveur d’un cessez-le-feu, une étape essentielle pour mettre fin aux conflits extérieurs dévastateurs au Moyen-Orient. Toutefois, cette accalmie régionale doit impérativement s’accompagner d’une exigence ferme de la communauté internationale : l’arrêt immédiat des violations massives des droits de l’homme et de la vague d’exécutions en Iran.
Une opportunité historique pour la paix et la liberté
L’annonce d’une trêve représente une lueur d’espoir pour les populations meurtries par les conflits et offre une véritable opportunité pour la stabilité mondiale. Pendant des années, l’instabilité régionale a servi d’écran de fumée aux autorités de Téhéran. En alimentant les tensions à l’extérieur de ses frontières, le régime iranien a systématiquement cherché à détourner l’attention de ses crises internes profondes et de la répression féroce exercée contre ses propres citoyens. Le silence des armes prive aujourd’hui la dictature religieuse de son principal outil de diversion, exposant au grand jour son illégitimité nationale.
Conditionner la diplomatie à l’arrêt des exécutions
La paix ne pourra être ni juste ni durable si elle ignore le sort de millions de citoyens réprimés. Il est primordial que la suspension des exécutions en Iran, qui est une demande pressante de l’ensemble du peuple iranien, figure au cœur de tout accord international.
L’Iran détient le triste record du plus grand nombre d’exécutions par habitant au monde. Des centaines de pendaisons sont recensées chaque année, de plus en plus ouvertement utilisées comme une arme de terreur politique pour étouffer toute dissidence et intimider une population en quête de changement.
Le plaidoyer du CSDHI et les normes juridiques des droits de l’homme convergent vers un constat clair : les droits fondamentaux ne peuvent être sacrifiés sur l’autel de la complaisance diplomatique. Tout cadre d’accord avec le régime doit se concentrer sur les priorités suivantes :
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L’intégration de la suspension immédiate des exécutions comme condition préalable à tout allègement des pressions internationales.
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La condamnation ferme de la torture et des traitements inhumains infligés aux prisonniers politiques.
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La protection des droits civiques, afin d’empêcher le régime de profiter du répit international pour intensifier sa répression domestique.
La résistance citoyenne pour une république démocratique
La société iranienne se trouve dans un état d’effervescence constant face à l’oppression. Les citoyens, en première ligne face au fascisme religieux, revendiquent l’instauration d’une république démocratique, laïque et respectueuse des normes internationales. Ce projet de société repose sur la séparation claire de la religion et de l’État, l’égalité absolue des genres et la protection des minorités.
Les femmes iraniennes, véritables voix des opprimés et moteurs historiques du changement, ainsi que les mouvements de jeunesse, paient un lourd tribut dans cette lutte de longue haleine. À travers le pays, les réseaux de résistance maintiennent vivante la flamme de la liberté, prouvant chaque jour que la volonté populaire ne cédera ni à la violence d’État, ni à la terreur judiciaire.
Pour garantir une paix définitive, il est grand temps que les démocraties occidentales reconnaissent que l’épicentre de l’instabilité réside dans le maintien au pouvoir de cette dictature. Soutenir l’aspiration du peuple iranien à la liberté et à la justice est la seule voie réaliste pour bâtir un avenir pacifié.



