CSDHI – Ces dernières années, les violations des droits de l’enfant en Iran ont atteint des proportions profondément alarmantes. Ces violations vont des fortes pressions psychologiques provoquées par les crises économiques, sociales et sécuritaires, à l’endoctrinement idéologique dans l’éducation des enfants, en passant par une grave pénurie de services spécialisés en santé mentale.
Les données officielles publiées dans les médias nationaux révèlent que, dans le cadre du programme national de dépistage de l’anxiété, sur 899 793 enfants âgés de 5 à 6 ans, 186 772 ont été identifiés comme susceptibles de souffrir de troubles anxieux, et 141 293 ont été orientés vers des centres de conseil psychologique.
En outre, sur un total de 2 903 centres actifs de conseil et de services psychologiques dans l’ensemble du pays, seulement 91 sont spécialisés dans la prise en charge des enfants et des adolescents, soit à peine 3 % de l’ensemble des structures disponibles (Hamshahri Online – 27 juin 2026).
Le cadre juridique international
La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) impose aux États parties de faire de « l’intérêt supérieur de l’enfant » une considération primordiale dans toutes les décisions concernant les enfants.
Elle oblige les gouvernements à garantir :
- le droit de l’enfant à la survie et à son développement ;
- sa protection contre toutes les formes de violence, de préjudice, d’exploitation, de discrimination et de souffrance psychologique ;
- ainsi que ses droits à la liberté de pensée, de conscience, de religion, d’expression et de participation, conformément à son âge et à son degré de maturité.
Par conséquent, toute politique éducative, culturelle ou sécuritaire qui instrumentalise un enfant à des fins d’endoctrinement politique, idéologique ou militaire est directement contraire à l’esprit et aux dispositions de cette Convention.
La Convention relative aux droits de l’enfant a été adoptée le 20 novembre 1989 et est entrée en vigueur le 2 septembre 1990.
L’Iran l’a ratifiée en 1994, mais en formulant une réserve générale très large selon laquelle il n’appliquerait aucune disposition jugée incompatible avec « les lois nationales et les normes islamiques », ce qui limite considérablement la portée de son application effective.
Le Comité des Nations unies des droits de l’enfant a exprimé de profondes préoccupations concernant la mise en œuvre de la Convention par l’Iran dans ses Observations finales de 2016.
Dans ces observations, relatives aux troisième et quatrième rapports périodiques de la République islamique d’Iran (document CRC/C/IRN/CO/3-4), adoptées en janvier 2016 et publiées en avril 2016, le Comité a fait part de sa vive inquiétude concernant :
- la mise en œuvre incomplète de ses recommandations précédentes ;
- la réserve générale formulée par l’Iran ;
- la discrimination systémique ;
- l’administration de la justice pour mineurs ;
- le faible âge de la responsabilité pénale ;
- les mariages précoces ;
- les châtiments corporels ;
- ainsi que l’insuffisance des mécanismes de protection de l’enfance.
Par ailleurs, les cinquième et sixième rapports périodiques de la République islamique d’Iran (document CRC/C/IRN/5-6), reçus le 31 octobre 2023 et publiés officiellement le 18 novembre 2025, réaffirment explicitement dès leur introduction que les dispositions de la Convention ne sont contraignantes pour l’Iran que dans la mesure où elles sont conformes aux critères de la charia et à la législation nationale.
Cette position revêt une importance fondamentale dans l’analyse des violations des droits de l’enfant en Iran, car cette réserve générale fait systématiquement obstacle à une véritable mise en cause de la responsabilité de l’État au regard de ses obligations internationales.
La santé mentale des enfants : une crise cachée et le manque de soins spécialisés
Les statistiques publiées, identifiant 186 772 enfants comme susceptibles de souffrir d’anxiété parmi ceux ayant été dépistés, constituent un indicateur critique d’une crise silencieuse de la santé mentale infantile.
Ce chiffre n’est pas un simple indicateur clinique ; il représente un sérieux avertissement en matière de droits humains concernant l’échec des structures de protection, d’éducation et des dispositifs sociaux à garantir un environnement sûr pour le développement des enfants.
Avec seulement 91 centres spécialisés pour les enfants et les adolescents sur l’ensemble du territoire national, un accès égal et effectif à des soins psychologiques spécialisés est pratiquement inexistant pour la grande majorité des enfants.
Les données scientifiques confirment fortement ces préoccupations.
L’article de revue systématique intitulé « Prévalence des troubles anxieux chez les enfants et les adolescents en Iran : une revue systématique », publié en 2015 dans l’Iranian Journal of Psychiatry, a analysé les études scientifiques disponibles jusqu’en juin 2014 et a conclu que les troubles anxieux étaient signalés à un taux particulièrement élevé chez les enfants et les adolescents iraniens.
De plus, l’étude « Les soins en santé mentale des enfants et des adolescents en Iran : état actuel et perspectives d’avenir », publiée en 2016 dans les Archives of Iranian Medicine, indique que diverses recherches estiment qu’entre 16,7 % et 36,4 % des enfants et adolescents iraniens souffrent d’au moins un trouble de santé mentale, alors que les ressources spécialisées destinées à répondre à ces besoins essentiels demeurent extrêmement limitées.
L’endoctrinement idéologique et la violation du droit de l’enfant au libre développement de sa personnalité
L’un des piliers fondamentaux des violations des droits de l’enfant en Iran réside dans la transformation de l’éducation des enfants en un projet idéologique piloté par l’État.
Cette question ne relève pas simplement d’une observation générale du climat éducatif ou culturel du pays ; elle est explicitement inscrite dans le discours officiel des plus hautes autorités de l’État.
Dans les doctrines compilées sous le titre « L’éducation des enfants dans la pensée de l’ayatollah Khamenei », le développement idéal de l’enfant n’est pas présenté comme un processus autonome d’épanouissement de la personnalité, mais comme un mécanisme destiné à forger une « identité religieuse et révolutionnaire », une « obéissance absolue au Guide suprême (Velayat-e Faqih) », un « esprit de résistance » et une « conscience de l’ennemi ».
L’objectif ultime est de façonner un « enfant velayi » (un enfant fidèle au Guide suprême) ainsi qu’un « jeune pieux et révolutionnaire ».
Dans ce cadre, l’enfant est soumis dès ses premières années à un modèle qui associe systématiquement la religion, la politique, la loyauté absolue envers l’État et une identité révolutionnaire construite autour de la notion d’ennemi.
Dans ce modèle éducatif imposé, la famille, l’école, les médias et l’environnement social sont tous appelés à agir de manière coordonnée afin de consolider cette identité définie par l’État :
La famille :
Elle constitue la première institution chargée de transmettre une obéissance inconditionnelle à l’autorité.
L’école :
Elle fonctionne comme un instrument destiné à enseigner une histoire révolutionnaire validée par l’État, à glorifier les forces révolutionnaires et les martyrs, et à institutionnaliser la conformité idéologique.
Les médias :
Ils sont utilisés comme un champ de bataille contrôlé afin de lutter contre ce que l’État qualifie d’« invasion culturelle ».
L’environnement social :
Il sert d’espace où est imposée une participation religieuse et révolutionnaire au travers des mosquées liées à l’État, des cérémonies religieuses (Heyats) et des forces paramilitaires du Basij.
Au lieu de reconnaître l’enfant comme une personne indépendante, titulaire de droits et capable de construire librement sa propre identité, ce modèle l’oblige à suivre dès son plus jeune âge une trajectoire prédéterminée, uniquement destinée à reproduire une loyauté politique et idéologique envers le régime en place.
Du point de vue des droits humains, le défaut fondamental de cette approche est qu’elle fait passer les intérêts idéologiques du régime avant « l’intérêt supérieur de l’enfant ».
La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) souligne explicitement le développement harmonieux de la personnalité, des talents ainsi que des capacités mentales et physiques de l’enfant ; le respect de sa liberté de pensée et de conscience ; et la préparation de l’enfant à mener une vie responsable dans une société libre, animée par les valeurs de paix, de dignité, de tolérance, de liberté, d’égalité et de solidarité.
À l’inverse, une éducation qui enferme dès la petite enfance un enfant dans des oppositions rigides telles que « vérité contre mensonge », « initiés (Khodi) contre ennemis » ou « loyal contre déloyal », compromet structurellement son droit à développer une pensée indépendante, à construire librement son identité, à développer une personnalité multidimensionnelle, à exercer sa liberté de conscience et à participer en toute sécurité à la vie civique.
Par conséquent, ces orientations éducatives imposées par les plus hautes autorités ne doivent pas être considérées comme un simple point de vue culturel, mais comme un mécanisme structurel essentiel alimentant les violations des droits de l’enfant en Iran.
Analyse comparative : l’endoctrinement « Velayi » face aux modèles modernes d’éducation
A) Objectif de l’éducation
Modèle d’endoctrinement « Velayi »
- Former un individu pieux et révolutionnaire.
- Obtenir une loyauté absolue envers le Guide suprême (Velayat-e Faqih).
- Construire une identité collective et idéologique.
Modèle moderne d’éducation
- Favoriser l’épanouissement personnel, l’indépendance et l’autonomie.
- Développer l’esprit critique et la liberté de choix.
- Construire une identité individuelle, complexe et plurielle.
B) Méthodes éducatives
Modèle « Velayi »
- Censure et contrôle stricts des médias.
- Mise en avant de héros révolutionnaires approuvés par l’État.
- Accent très fort mis sur l’obéissance et la conformité.
Modèle moderne
- Éducation aux médias et développement de l’esprit critique.
- Diversité des modèles culturels, scientifiques et internationaux.
- Importance accordée au dialogue et à la participation active.
C) Relation entre les parents et l’enfant
Modèle « Velayi »
- Les parents jouent le rôle de directeurs idéologiques.
- Structure fortement patriarcale (rôle prépondérant du père).
- Endoctrinement religieux et politique.
Modèle moderne
- Les parents sont des accompagnateurs du développement de l’enfant.
- Responsabilités parentales partagées sur un pied d’égalité.
- Développement psycho-social et affectif.
D) Vision du monde
Modèle « Velayi »
- Le monde est présenté comme un champ de bataille culturel à somme nulle.
- Vision centrée sur l’ennemi et l’isolement.
- Identité fermée et rigide.
Modèle moderne
- Le monde est considéré comme une opportunité permanente d’apprentissage.
- Vision tournée vers l’interaction et la coopération.
- Identité ouverte et évolutive.
Les mécanismes structurels de la fabrication d’un individu « Velayi » : comment l’identité d’un enfant est systématiquement façonnée
1. Première phase : l’idéologie fondatrice — la petite enfance
Le monde est présenté exclusivement à travers une opposition rigide entre le vrai et le faux.
Le concept du Velayat-e Faqih (la tutelle du juriste-théologien) est présenté comme le prolongement direct de l’autorité divine, établissant ainsi les fondements d’une identité religieuse et révolutionnaire.
2. Deuxième phase : l’application au sein de la famille — la socialisation primaire
Le foyer est organisé comme un micro-environnement révolutionnaire.
Le père est présenté comme la source absolue d’une autorité conforme à celle de l’État, tandis que la mère est chargée d’assurer la conformité émotionnelle.
L’accès aux médias et les fréquentations de l’enfant sont étroitement surveillés et filtrés.
3. Troisième phase : l’endoctrinement scolaire — l’enseignement officiel
Les programmes scolaires accordent une place prépondérante à une histoire révolutionnaire sélectionnée par l’État ainsi qu’à la glorification des martyrs.
Cette étape vise à développer chez l’enfant un « esprit de résistance » et à l’entraîner à « reconnaître l’ennemi », afin qu’il rejette les idées extérieures ou indépendantes.
4. Quatrième phase : l’intégration sociale — le niveau communautaire
L’enfant est intégré à des activités collectives organisées par l’État.
Une participation obligatoire ou fortement encouragée aux cérémonies religieuses officielles, aux sections de jeunesse du Basij et aux programmes idéologiques des mosquées renforce une identité collective approuvée par l’État au détriment de l’expression individuelle.
5. Cinquième phase : la consolidation finale — de l’adolescence au début de l’âge adulte
Pendant l’adolescence, l’obéissance intérieure est profondément enracinée.
Les choix d’études, de carrière et de vie sociale sont progressivement orientés afin de rester strictement conformes aux valeurs révolutionnaires, transformant finalement l’enfant en un « jeune pieux et révolutionnaire » au service de l’appareil d’État.
Conclusion de l’analyse
Cette cartographie structurelle montre que la question dépasse largement une simple différence entre plusieurs conceptions de l’éducation.
Elle met en évidence un conflit fondamental entre deux visions du monde inconciliables.
Alors que les modèles modernes considèrent l’enfant comme une personne titulaire de droits, dotée d’une personnalité indépendante et du droit d’exercer librement sa réflexion, le modèle « Velayi » enferme l’enfant, dès son plus jeune âge, dans un schéma prédéfini visant à sa soumission politique et idéologique.
Lorsqu’il est systématiquement imposé par les plus hautes autorités de l’État au moyen de la famille, de l’école, des médias publics et des institutions sociales, ce dispositif porte directement atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant à la liberté de pensée, à la liberté de conscience, à la construction autonome de son identité et à son développement global.
En conséquence, ce modèle doit être qualifié, dans la documentation relative aux droits humains, d’instrument structurel et organisé de violation des droits de l’enfant en Iran.
Un environnement dangereux, des crises permanentes et leurs conséquences psychologiques sur les enfants
Les rapports nationaux faisant état d’une augmentation des manifestations cliniques chez les enfants — telles qu’une peur accrue des bruits forts, la nyctophobie (peur du noir), l’énurésie nocturne (pipi au lit), l’anxiété de séparation, les comportements agressifs et les troubles graves du sommeil (Hamshahri Online – 27 juin 2026) — démontrent que les enfants en Iran sont systématiquement exposés à une détresse psychologique chronique.
Les responsables de l’Organisation iranienne de protection sociale (Behzisti) ont explicitement souligné le rôle cumulatif :
- de la précarité économique,
- de l’instabilité familiale,
- de l’exposition permanente aux informations relatives aux crises,
- du sentiment généralisé d’insécurité,
- ainsi que des traumatismes directs ou indirects liés aux conflits géopolitiques,
dans l’aggravation de l’anxiété chez les enfants.
Cet environnement constitue une menace directe contre le droit fondamental de l’enfant :
- à la santé,
- à la sécurité psychologique,
- à un développement harmonieux,
- ainsi qu’à un environnement paisible et protecteur.
Dans sa fiche d’information de décembre 2024 consacrée à la situation des enfants en Iran, l’UNICEF indiquait que les enfants représentaient environ un quart de la population iranienne en 2023.
Cette réalité démographique souligne que toute crise structurelle touchant :
- l’éducation,
- la santé mentale,
- la pauvreté,
- les violences,
- ou la sécurité nationale,
affecte directement une part considérable de la population du pays, faisant de ces problématiques bien davantage que de simples questions administratives ou internes.
Les principales dimensions des violations des droits de l’enfant en Iran
Violation du droit à la santé mentale
L’identification de plusieurs centaines de milliers d’enfants souffrant d’anxiété, associée à la grave insuffisance des structures spécialisées, met en évidence les profondes lacunes des mécanismes étatiques de prévention, de diagnostic et de prise en charge clinique.
Violation du droit au libre développement de la personnalité
L’imposition, par le sommet de l’État, de modèles politiques et idéologiques rigides limite le droit fondamental de l’enfant à construire librement son identité et à exercer une pensée indépendante.
Violation du droit à une éducation fondée sur la dignité humaine
Les systèmes éducatifs devraient avoir pour mission de développer :
- les capacités individuelles ;
- l’esprit critique ;
- la tolérance ;
- ainsi qu’une culture de paix mondiale,
plutôt que de servir d’instruments d’alignement politique ou de polarisation fondée sur la désignation d’ennemis.
Violation du droit à la protection contre la violence et les atteintes
Exposer les enfants à des crises permanentes produites ou entretenues par l’État, à la militarisation de l’espace public, aux discours de guerre, à la violence politique et à la menace de détentions arbitraires compromet directement leur sécurité physique et psychologique.
Violation du principe de l’intérêt supérieur de l’enfant
Toute politique publique qui fait passer la préservation d’un régime politique ou d’une idéologie officielle avant les besoins psychologiques, éducatifs et développementaux de l’enfant constitue une violation directe et manifeste de ce principe fondamental du droit international.
Les implications urgentes pour les organismes internationaux chargés de la protection des droits de l’enfant
Les violations des droits de l’enfant en Iran doivent être examinées selon une approche multidimensionnelle englobant :
- la santé mentale ;
- l’éducation ;
- la liberté de pensée ;
- la sécurité ;
- la participation civique ;
- la protection contre la violence ;
- ainsi que la protection sociale.
Se limiter à un seul indicateur — comme le nombre de centres de consultation psychologique ou les statistiques relatives au dépistage de l’anxiété — est insuffisant.
L’analyse doit avant tout porter sur la manière dont les structures étatiques, éducatives et culturelles considèrent l’enfant :
- soit comme une personne indépendante, titulaire de droits ;
- soit comme un instrument destiné à produire une idéologie officielle au service de l’État.
Le 4 mars 2026, le Comité des Nations unies des droits de l’enfant, évoquant plus particulièrement les conséquences catastrophiques des conflits sur les enfants, a rappelé avec force que les enfants ne doivent jamais être considérés comme de simples « dommages collatéraux ».
Le Comité a réaffirmé que les États parties ont l’obligation juridique de garantir :
- le droit à la vie ;
- le droit à la survie ;
- et le droit au développement des enfants,
même en période de crise ou de conflit.
Ce principe contraignant s’applique tout autant aux atteintes :
- psychologiques,
- sécuritaires,
- éducatives,
- qu’idéologiques.
Recommandations concrètes et urgentes
Afin de mettre immédiatement un terme aux violations systématiques des droits de l’enfant en Iran et d’en prévenir la poursuite, les interventions internationales suivantes sont jugées indispensables.
1. Demandes officielles du Comité des Nations unies des droits de l’enfant
Le Comité devrait exiger du gouvernement iranien des explications officielles et complètes concernant :
- les statistiques sur l’anxiété infantile ;
- les capacités réelles du système national de santé mentale destiné aux jeunes ;
- ainsi que le contenu idéologique des programmes scolaires.
2. Évaluations indépendantes par les agences des Nations unies
L’UNICEF ainsi que les autres organismes internationaux compétents devraient pouvoir réaliser des évaluations indépendantes, complètes et sans entrave de la situation de la santé mentale et du bien-être des enfants en Iran.
3. Élargissement du mandat des Rapporteurs spéciaux des Nations unies
Les Rapporteurs spéciaux des Nations unies sur les droits humains devraient accorder une attention explicite :
- à l’endoctrinement idéologique organisé par l’État ;
- aux pressions psychologiques chroniques ;
- aux violences commises contre les mineurs ;
- ainsi qu’aux restrictions imposées à la liberté de pensée,
dans leurs rapports périodiques.
4. Documentation des preuves par les organisations de défense des droits humains
Les organisations de la société civile et les ONG de défense des droits humains devraient constituer des dossiers solidement étayés comprenant :
- des données statistiques vérifiées ;
- des témoignages de familles ;
- des extraits de manuels scolaires ;
- ainsi que des données cliniques confirmées,
afin de pouvoir les présenter devant les instances judiciaires internationales.
5. Réformes structurelles contraignantes imposées à l’État
Le gouvernement iranien devrait être tenu :
- d’étendre immédiatement son réseau de structures spécialisées en santé mentale pour les enfants ;
- de remplacer les programmes éducatifs fondés sur la désignation d’ennemis par des enseignements reposant sur la dignité humaine, la pensée critique et la culture de paix ;
- de réexaminer de manière approfondie l’ensemble des politiques concernant les enfants, sous le contrôle strict du principe de « l’intérêt supérieur de l’enfant ».


