Amirhassan Akbari-Monfared, prisonnier politique détenu à la prison d’Evin, a été condamné à mort à la suite d’un jugement rendu par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge bourreau Abolghassem Salavati. Le verdict lui a été officiellement notifié le 21 juillet 2026.
Amirhassan avait auparavant été jugé par la 15e chambre du Tribunal révolutionnaire de Téhéran. Le prononcé de cette condamnation a une nouvelle fois attiré l’attention sur les inquiétudes liées au recours croissant à la peine capitale à l’encontre de prisonniers politiques et de personnes impliquées dans des affaires liées à la sécurité.
Peine de mort
Selon le jugement rendu par la 15e chambre du Tribunal révolutionnaire de Téhéran, Amirhassan Akbari-Monfared a été condamné à la peine capitale pour « rébellion », en raison de son appartenance présumée à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. La décision lui a été officiellement notifiée le 21 juillet 2026.
Ce prisonnier politique est toujours détenu à la prison d’Evine, où il était déjà incarcéré avant son procès devant le tribunal révolutionnaire.
Arrestation familiale, hiver 2025
Amirhassan Akbari-Monfared a été arrêté durant l’hiver 2025, en même temps que son père, Mohammad, sa sœur, Zeynab, et son frère, Amirhossein, par des agents du ministère du Renseignement à Karadj.
Après une période de détention, trois membres de la famille ont été remis en liberté sous caution. Amirhassan est toutefois resté en détention avant d’être transféré à la prison d’Evine.
Un étudiant menacé d’exécution
Né en 2001, Amirhassan Akbari-Monfared est étudiant en comptabilité. La condamnation à mort d’un étudiant pour des faits liés à la sécurité a suscité un regain d’attention des organisations de défense des droits humains concernant les procédures judiciaires dans les affaires politiques et liées à la sécurité devant les tribunaux révolutionnaires.
Ces derniers mois, de nombreuses informations ont fait état de peines lourdes, y compris la peine capitale, prononcées à l’encontre de prévenus dans des affaires politiques, avivant l’inquiétude au niveau international quant aux garanties d’un procès équitable et aux droits à la défense.


