Quatre prisonniers, dont un délinquant mineur, ont été exécutés dans les prisons d’Oroumieh, Machhad et Zandjan. Elles se sont déroulées entre les 26 et 29 juillet 2026.
À l’aube du mercredi 29 juillet 2026, un délinquant mineur nommé Farzad Sobhani a été exécuté à la prison d’Oroumieh. Âgé de 19 ans et originaire du village de Gardeh Qeyt, dans le district de Naqadeh, il avait été arrêté il y a trois ans, à l’âge de 16 ans, pour homicide, puis condamné à mort.
Exécution d’Ehsaq Morra’i à la prison Vakilabad de Machhad
À l’aube du 27 juillet 2026, Ehsaq Morra’i a été exécuté à la prison Vakilabad de Machhad. Marié et père de cinq enfants, il était originaire de Sangar, dans le district de Sarakhs. Arrêté en 2020 pour des infractions liées aux stupéfiants, il avait été condamné à mort.
Son exécution a été menée sans que sa famille en soit informée et sans qu’une dernière visite ne lui soit accordée, en faisant une exécution secrète.
Exécution de deux prisonniers à Zandjan
Le 26 juillet 2026 au matin, deux prisonniers ont été exécutés à la prison de Zandjan. Leur identité est la suivante :
- Shamseddine Afshari, 51 ans, originaire de Zandjan et père de quatre enfants. Il avait été arrêté en 2024 pour homicide et condamné à mort.
- Faraj Yahyaï, 28 ans, originaire de Khorramdareh. Il avait été arrêté il y a deux ans pour viol et condamné à mort.
Rapports et informations relatifs aux violations des droits humains en Iran
La peine de mort, en tant que sanction pénale la plus sévère, figure depuis longtemps parmi les sujets les plus controversés dans le domaine des droits humains. La principale critique formulée à son encontre est son incompatibilité avec le droit à la vie, considéré comme le droit humain le plus fondamental et le plus irremplaçable. L’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dispose que : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » Ce principe reconnaît le droit à la vie comme un droit inhérent et inaliénable pour tous les êtres humains.
Dans cette perspective, l’exécution d’une condamnation à mort constitue une privation totale et irréversible de ce droit fondamental. Contrairement aux autres peines, lorsqu’une erreur judiciaire est commise, il n’existe aucun moyen de réparer les conséquences d’une exécution. L’histoire des systèmes judiciaires à travers le monde a d’ailleurs recensé de nombreux cas de condamnations erronées et de découvertes de l’innocence de personnes après leur exécution, alimentant ainsi de profondes inquiétudes quant au maintien de cette peine.
Peine de mort et obligations internationales
Outre le droit à la vie, de nombreuses institutions internationales estiment que la peine de mort peut également entrer en contradiction avec l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants. Les effets psychologiques de la longue attente dans le couloir de la mort, les conditions de détention des condamnés à mort ainsi que certaines méthodes d’exécution ont été à maintes reprises critiqués par les rapporteurs et les organisations de défense des droits humains.
Par ailleurs, l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Iran est également partie, souligne que même dans les pays n’ayant pas aboli la peine de mort, celle-ci ne peut être appliquée que dans les circonstances les plus limitées et après le plein respect des garanties d’un procès équitable. Parmi ces garanties figurent l’accès libre à un avocat, le droit à une défense effective, l’indépendance du tribunal et la possibilité d’un réexamen en appel.
Dans de nombreuses affaires ayant conduit à des condamnations à mort, en particulier dans les dossiers politiques et sécuritaires, les organisations de défense des droits humains ont exprimé leurs inquiétudes concernant le manque de transparence, les restrictions imposées aux droits de la défense des accusés et l’absence de contrôle indépendant sur le déroulement des procédures judiciaires. Pour cette raison, la peine de mort demeure l’un des principaux défis en matière de droits humains dans le monde, et les efforts internationaux visant à en limiter l’usage ou à l’abolir complètement se poursuivent.


