Grande mobilisation des Iraniens devant l’ONU à New York

New York, 23 septembre 2026

Des milliers d’Iraniens, de sympathisants du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et de défenseurs des droits humains se sont mobilisés à New York du 21 au 23 septembre 2026.

Les deux principales journées de mobilisation, les 22 et 23 septembre, se sont déroulées devant le siège de l’ONU pour protester contre la présence de Massoud Pezeshkian, président du régime iranien, à la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, et pour dénoncer les exécutions massives ainsi que la répression exercée contre la population iranienne.

Une mobilisation qui a débuté le 17 septembre

La mobilisation avait débuté le 17 septembre par des actions de rue, une collecte de signatures et des opérations d’information dans différents quartiers de Manhattan.
Le 21 septembre, des sympathisants de la Résistance iranienne se sont également rassemblés devant l’hôtel où séjournait Massoud Pezeshkian.
Les deux grands rassemblements ont eu lieu les mardi 22 et mercredi 23 septembre, à partir de 9 heures, sur Dag Hammarskjöld Plaza, à l’angle de East 47th Street et de Second Avenue, face au siège de l’ONU.

Une forte mobilisation de la communauté iranienne

La mobilisation a principalement réuni des sympathisants du CNRI et de l’Organization of Iranian American Communities (OIAC).
Des milliers d’Irano-Américains venus de différents États des États-Unis, d’anciens prisonniers politiques, des familles de victimes des exécutions et des soulèvements, de nombreux jeunes ainsi que des défenseurs des droits humains ont participé aux rassemblements.
Des membres du Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran (CSDHI) étaient également présents pour dénoncer les exécutions et la répression en Iran.

Un dialogue transatlantique de la jeunesse iranienne

En marge des manifestations, une rencontre réunissant de jeunes représentants venus d’Europe, des États-Unis et du Canada a également été organisée à New York.
Ce dialogue transatlantique de la jeunesse a permis aux jeunes Iraniens vivant à l’étranger d’échanger sur leur vision d’un Iran libre et démocratique.
Les discussions ont notamment porté sur la manière de construire une culture politique permettant de réunir des expériences et des sensibilités politiques diverses, et de faire de cette diversité une force pour agir collectivement en faveur d’un Iran libre et démocratique.
Cette rencontre a également été l’occasion pour une nouvelle génération d’Iraniens de dialoguer sur son rôle et sur les moyens de contribuer à l’avenir de l’Iran.

Des personnalités internationales présentes

Plusieurs personnalités internationales ont pris la parole, parmi lesquelles le général à la retraite Keith Kellogg, le général Wesley Clark, ancien commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, ainsi que l’ancienne ambassadrice Carla Sands.
La présence de nombreux jeunes Iraniens et Irano-Canadiens a été particulièrement remarquée.
De nombreux New-Yorkais et passants se sont également arrêtés devant l’exposition photographique installée sur place et ont échangé avec les manifestants.

Des tensions lors du rassemblement

Au cours de la manifestation, un groupe de sympathisants du courant pahlavi et de monarchistes a tenté d’en perturber le déroulement et des altercations ont opposé certains membres de ce groupe à des participants.
La police de New York est intervenue et a procédé à l’arrestation de personnes impliquées dans les incidents, avant de les éloigner du lieu du rassemblement.
La manifestation a ensuite pu se poursuivre normalement.

Les revendications des manifestants

La mobilisation visait notamment à protester contre la présence à l’ONU du président du régime iranien, alors que, selon les chiffres avancés par les organisateurs, plus de 1 100 personnes ont été exécutées en Iran depuis le début de l’année 2026, après plus de 2 200 exécutions en 2025.
Les manifestants ont également rappelé les conclusions de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur la République islamique d’Iran, qui a qualifié de crime contre l’humanité la répression du soulèvement de janvier 2026.
Parmi les slogans entendus figuraient notamment : « Ni Shah, ni mollahs », « À bas le dictateur » et « Pezeshkian ne représente pas le peuple iranien ».

Les participants ont demandé que les représentants du régime iranien ne soient plus accueillis au sein de l’ONU et ont appelé à la mise en place de mécanismes de justice internationale permettant de poursuivre les responsables de crimes contre l’humanité.

Ils ont également revendiqué le droit du peuple iranien et de la résistance organisée à œuvrer en faveur d’un changement démocratique.

Une partie des participants a par ailleurs exprimé son soutien au plan en dix points de Maryam Radjavi, qui prévoit notamment l’instauration d’une république démocratique, laïque et non nucléaire.

Une exposition pour rendre hommage aux victimes

Durant la semaine, une importante exposition photographique consacrée aux victimes des exécutions et des soulèvements de 2019, 2022 et 2025 a été installée sur la place.
Des portraits de victimes, des bougies et des roses ont été disposés afin de rendre hommage aux personnes tuées et de préserver leur mémoire.
Des veillées aux bougies ont également été organisées les 18 et 19 septembre sur la même place. Les participants se sont réunis jusque tard dans la soirée pour rendre hommage aux victimes.

Une présence médiatique importante

Plusieurs journalistes de médias américains et internationaux, notamment CBS New York, le New York Post et l’Agence France-Presse (AFP), étaient présents sur place et ont réalisé des interviews avec les participants.
Les images des rassemblements et les témoignages des manifestants ont également été relayés par différents médias et réseaux sociaux.
Cette mobilisation de trois jours a rassemblé une importante partie de la communauté iranienne autour de revendications portant notamment sur les exécutions, la répression et la situation des droits humains en Iran.
Les organisateurs ont annoncé leur intention de poursuivre leurs actions de sensibilisation et de protestation pendant la présence de la délégation iranienne à New York.