Publié le : 10th mai 2021
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Ebrahim Khalil et Salar Sedighi Hamedani

CSDHI – Des détenus dangereux du quartier des prisonniers politiques de la prison centrale d’Oroumieh ont frappé et brutalisé les prisonniers politiques Ebrahim Khalil Sedighi Hamedi et son fils, Salar, le 5 mai 2021.

Un transfert de prisonniers dans un quartier à haut risque

Les autorités pénitentiaires de la prison centrale d’Oroumieh ont transféré de force ce père et ce fils dans le quartier des prisonniers politiques. C’est là que six mois auparavant, plusieurs détenus dangereux payés par les autorités pénitentiaires les avaient harcelés.

Ebrahim et Salar ont donc été transférés du quartier des prisonniers politiques et emprisonnés dans le quartier des prisonniers ordinaires. Ce dernier est appelé « Moshavereh » (signifiant littéralement consultation).

Le « juge observateur » a ordonné le transfert des deux prisonniers dans le quartier des prisonniers politiques. Pourtant, il avait eu connaissance de ces incidents violents. Ainsi, le mercredi 5 mai, on les a déplacés de force dans l’une des chambres de l’ancien quartier. Immédiatement après leur arrivée, des détenus dangereux ont attaqué et brutalisé les deux prisonniers. Le « juge observateur » a donc dû les renvoyer dans le quartier de Moshavereh.

Des mesures ayant pour but de soumettre les prisonniers à de grosses pressions

De telles décisions des autorités pénitentiaires visent à accroître la pression sur les prisonniers politiques.

Deux semaines plus tôt, le responsable du quartier Moshavereh, Daniali, avait cassé la télévision dans la pièce où Ebrahim et Salar Khalil Sedighi Hamedi étaient détenus. Il a également interdit leurs visites pendant trois mois sans en spécifier les motifs. Daniali n’a légalement pas le droit de se mêler des affaires des prisonniers.

Les forces du régime ont arrêté Ebrahim Khalil Sedighi Hamedani, le 23 février 2019, ainsi que son fils, Salar, et sa fille, Maryam. Elles les ont transférés à la prison centrale d’Oroumieh, le 23 avril 2019, après deux mois d’interrogatoires.

Les autorités ont libéré sous caution Maryam Sedighi Hamedani, le 25 avril 2019.

Ebrahim Khalil Sedighi Hamedani a 62 ans et elle souffre de diabète.

Poursuivis pour leur appartenance supposée à la résistance iranienne

La branche 2 du tribunal révolutionnaire d’Oroumieh a condamné Ebrahim Khalil et Salar Sedighi Hamedani à un total de 16 ans de prison. Elle les accuse d’ « appartenance à l’Organisation des moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) » et « propagande contre l’État. »

Les SSF ont arrêté Ebrahim Khalil Sedighi Hamedani en 2005 pour « collaboration avec les Moudjahidines du peuple d’Iran ». Les juges iraniens l’ont condamné à six ans de prison, puis libéré sous condition après avoir purgé deux ans.

Le 3 août 2020, six détenus incités par le directeur de la prison ont brutalisé et blessé les prisonniers politiques Ebrahim Khalil et Salar Sedighi Hamedani.

Le directeur de la prison et le responsable interne, Amirbeigi, ont ordonné l’agression. Ensuite, les agents du régime ont dû transférer les prisonniers politiques blessés dans le quartier de quarantaine, au lieu de l’infirmerie.

Ces deux prisonniers sont fréquemment harcelés et brutalisés pendant leur séjour en prison. Ils ont déjà contracté le coronavirus.

Source : Iran HRM