CSDHI – Dans le cadre d’une intensification brutale de ses mesures autoritaires, le régime iranien est passé du harcèlement des femmes dans la rue au ciblage des entreprises dans la deuxième phase du fameux « plan Noor » ou « projet Noor ». Cette évolution intervient quelques jours seulement après que la Food and Drug Administration du régime a menacé les pharmacies, conditionnant leurs quotas de médicaments à l’application des règles relatives au port obligatoire du hijab dans leurs locaux.
Toutefois, face aux réactions sociales potentielles, le régime s’est rapidement rétracté. Au lieu de reconnaître ses actes, le régime a rejeté la responsabilité sur les « médias dissidents » et les « individus malveillants », une tactique habituelle dans son manuel de propagande. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large d’assujettissement de la société par la coercition et l’intimidation.

Les pharmacies, essentielles à la santé publique, ont récemment été la cible du régime. Malgré les tentatives de minimiser la sévérité des réglementations imposées, l’essence reste inchangée : l’utilisation des médicaments comme outil d’extorsion et de punition amplifie la poursuite incessante de la domination par le régime. Des rapports provenant de différentes villes soulignent l’intensification de la répression, avec des établissements populaires tels que des restaurants et des cafés mis sous scellés pour des violations présumées des règles relatives au hijab obligatoire par le personnel ou les clients.
Le compte Instagram du restaurant « Beruz » à Ispahan a annoncé sa fermeture en raison de telles violations, suscitant un tollé parmi ses 50 000 adeptes. De même, des citoyens ont signalé la fermeture de deux restaurants à Qazvin et à Téhéran, ce qui met encore plus en évidence l’approche musclée du régime. Même les personnalités publiques ne sont pas épargnées, comme en témoigne la fermeture du Café P1, un lieu fréquenté par le célèbre footballeur Alireza Biranvand.
Cette répression ne se limite pas aux seuls restaurants ; des sites touristiques comme l’« Eco Camp Dorna » à Meshkin Shahr, dans la province d’Ardabil, ont été fermés pour de prétendues violations des « normes islamiques ». Le récent appel du guide suprême Ali Khamenei à intensifier la police morale, qualifiant de « personnes volontaires » ceux qui appliquent des codes oppressifs, a précédé l’expansion des mesures coercitives du régime. Le déploiement de personnel de l’État et d’agents infiltrés pour faire respecter la réglementation sur le hijab souligne la détermination du régime, malgré la résistance persistante de la société.
Alors que le régime resserre son étau, chaque entreprise fermée et chaque travailleur déplacé témoignent du refus inébranlable de la population de céder aux diktats autoritaires. Le régime a beau recourir à la force brute, son incapacité à obtenir un véritable soutien de la société témoigne de son influence déclinante. La coercition reste son seul recours, une stratégie coûteuse qui ne fait que galvaniser davantage la résistance et alimenter les flammes d’une révolte imminente.
En conclusion, l’extension par le régime iranien de ses tactiques oppressives aux entreprises dans le cadre du « plan Noor » révèle une tentative désespérée de contrôler une population défiante. La réaction de la société face à ces mesures met en évidence la déconnexion croissante entre le régime et le peuple, signalant un point de basculement potentiel dans la lutte de la nation pour la liberté et la justice.
Source : Stop Fundamentalism



