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jeunes iranCSDHI – 30 % des jeunes iraniens âgés de 15 à 24 ans ne travaillent pas et ne font pas d’études, selon les chiffres publiés par le ministère du travail relayés par le site d'informations ILNA.

Les chiffres sont basés sur un modèle statistique international appelé NEET, qui signifie « Not in Education, Employment or Training » (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire). NEET est couramment utilisé comme une mesure socio-économique et une classification sociale d’une certaine catégorie de personnes inactives. NEET est utilisée dans de nombreux pays développés, au départ au Royaume-Uni puis au Japon, en Corée du Sud, aux États-Unis et au Canada.

Les chiffres NEET sont généralement compatibles avec les autres chiffres du chômage fondés sur des statistiques générées par le gouvernement. En Iran, le chiffre de 30 % est proche du taux officiel de chômage des jeunes (15-24 ans) qui serait de 26,70 %. Ce pourcentage, bien que produit par l’Organisation internationale du travail (OIT), est possiblement sous-évalué par Téhéran. C’est donc la jeunesse qui est la plus touchée.

Les chiffres du ministère du travail montrent que 30 % des jeunes ont, soit arrêté leurs études, soit quitté le système éducatif sans être intégrés dans le marché du travail. Et depuis des mois, ce sont eux, les jeunes, qui protestent. La jeunesse iranienne aspire à un changement de régime, ils veulent pouvoir s’exprimer librement, ils veulent pouvoir manifester. Leur mécontentement à l’égard du régime des mollahs est de plus en plus flagrant. Les jeunes sont à bout. Et plus largement, c’est l’ensemble de la population qui ne veut plus d’un régime corrompu qui s’approprie la part du lion de la rente pétrolière et s’approprie l’argent du peuple. Sans compter sur le gouffre entre les classes sociales qui s’est installé.

La politique de répression du régime, les injustices, l’extrême pauvreté du peuple, les comptes d’épargne spoliés par les pasdarans pour financer leur machine de guerre et leurs ingérences régionales, les salaires impayés, l’inflation, l’effondrement de l’économie, tout ceci a provoqué des mouvements de révolte et des manifestations depuis presque deux années.

Source : Site Web officiel ILNA - le 9 octobre 2019