CSDHI – L’un des événements les plus choquants survenus récemment dans les prisons iraniennes s’est produit dans la matinée du samedi 26 juillet 2025. Ce jour-là, des forces spéciales de sécurité, en coordination avec les agences de renseignement et les autorités de la prison de Qezel Hesar, ont pris d’assaut la section 4 – l’unité réservée aux prisonniers politiques. Cette attaque, menée sur ordre direct du directeur de la prison, Allah-Karam Azizi, et impliquant plus de 100 agents armés, constitue un exemple flagrant de violations graves des droits humains et de la répression systématique continue contre la dissidence politique en Iran.
Passages à tabac, torture et isolement : une attaque ciblée pour intimider
Des sources fiables rapportent que les agents ont violemment agressé les détenus, en les menottant, en leur entravant les jambes et en leur couvrant la tête de sacs, avant de les transférer tous dans des cellules d’isolement. Depuis l’attaque, aucun contact n’a été établi entre les prisonniers politiques et leurs familles, ce qui alimente de vives inquiétudes quant à leur état physique et psychologique.
Exécutions soudaines : une nouvelle atteinte à la justice et à l’humanité
Suite à cette répression, le dimanche 27 juillet, deux prisonniers politiques, Mehdi Hassani et Behrouz Ehsani, ont été exécutés sans avertissement préalable à leurs familles, et sans avoir pu bénéficier d’une dernière visite. Ces exécutions ont eu lieu malgré de graves irrégularités dans le traitement de leurs dossiers, notamment le refus répété de réexaminer leur procès et l’absence d’accès à une cour d’appel. Ils étaient, selon les informations, accusés d’appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI).
The World Remained Silent While the Executioners Led Innocents to the Gallows
Exil de Saeed Masouri : la vie d’un prisonnier de longue date en danger
Dans la continuité de cette campagne de répression, Saeed Masouri – prisonnier politique détenu depuis 25 ans sans jamais avoir bénéficié d’un seul jour de permission – a été transféré de manière soudaine et sans décision judiciaire formelle à la prison de Zahedan, un établissement éloigné tristement réputé pour ses conditions inhumaines. Sa famille considère cet exil comme une menace grave pour sa vie. Sa sœur, Mme Masouri, a écrit sur le réseau social X :
« Aujourd’hui, après 25 ans de détention, Saeed a été exilé à Zahedan sans préavis et sans aucune décision officielle – un lieu reculé aux conditions extrêmes. Ce transfert met sa vie en danger. »
Une stratégie coordonnée pour écraser toute forme de résistance
Selon des analystes des droits humains, ces actions violentes et coordonnées reflètent une politique systématique et continue de répression et d’intimidation dans les prisons iraniennes. L’objectif de ces opérations est de briser la volonté des prisonniers politiques, d’étouffer toute dissidence interne et de dissimuler les conditions inhumaines qui règnent au sein du système carcéral.



