Iran : Un expert révèle que plus de 7 000 personnes attendent leurs exécutions

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CSDHI – L’augmentation du nombre d’exécutions en Iran suscite des réactions nationales et internationales.
Ahmad Bokharaei, un expert affilié au gouvernement iranien, a déclaré dans une interview accordée à Didar News que le nombre de personnes en attente d’exécution en Iran avait dépassé les 7 000. Il a précisé que nombre d’entre eux sont actuellement détenus à l’isolement et que leur sort est incertain.

Augmentation des exécutions en Iran

Lors d’une interview accordée le 27 février 2025, M. Bokharaei a souligné l’augmentation du nombre d’exécutions en Iran, notant que la peine capitale est souvent citée comme un indicateur de violence politique.

« Actuellement, 7 000 personnes se trouvent dans le couloir de la mort, dont certaines en isolement. Demain matin, on ne sait pas combien d’entre eux seront encore en vie. Parmi eux, 54 sont classés comme prisonniers de sécurité politique. Chacun d’entre eux représente plus qu’un simple cas individuel, car leur exécution pourrait avoir des implications sociétales plus larges », a-t-il déclaré.

Discours public sur les exécutions et climat politique

M. Bokharaei a également évoqué l’augmentation du nombre d’exécutions sous la présidence de M. Raisi, indiquant qu’au moins 20 prisonniers de sécurité politique ont été exécutés en 2023, ce qui représente une augmentation par rapport à l’année précédente. Il a suggéré que cette tendance coïncide avec des défis sociaux et économiques plus larges.

Il a également fait référence aux commentaires de l’homme politique iranien Masoud Pezeshkian :

« Pezeshkian parle bien et se réfère souvent à la sagesse de l’imam Ali. Récemment, il a déclaré que « l’avenir se déroulera comme on l’imagine ». Certains ont interprété cette déclaration comme étant optimiste, tandis que d’autres la considèrent comme détachée des réalités économiques et sociales ».

Rapports d’exécutions massives

Selon les médias, le 27 février 2025, les autorités iraniennes ont procédé à au moins 20 exécutions dans différentes prisons du pays. Bien que les autorités n’aient pas donné de détails précis sur les personnes exécutées, les organisations de défense des droits de l’homme se sont inquiétées du recours croissant à la peine capitale.

Les observateurs notent que l’augmentation du nombre d’exécutions survient dans un contexte de protestations continues, de difficultés économiques et de surveillance internationale. Certains analystes suggèrent que ces mesures pourraient être destinées à maintenir l’ordre, tandis que les critiques affirment qu’elles pourraient contribuer à aggraver les tensions.

Réactions internationales et appel d’Amnesty International

En réaction aux récentes exécutions, Lord Bishop, membre de la Chambre des Lords britannique, a exprimé son inquiétude face au nombre croissant d’exécutions politiques en Iran et a appelé à une intervention diplomatique.

« En 2024, au moins 901 exécutions ont été enregistrées, dont 40 en une seule semaine en décembre. Le recours à la peine de mort dans des affaires politiques est profondément troublant », a-t-il déclaré lors d’une session parlementaire.

Se référant aux récentes condamnations à mort de six prisonniers politiques, il a exhorté le gouvernement britannique à utiliser ses ressources diplomatiques pour s’opposer à ces exécutions.

Prisonniers politiques condamnés à mort : Behrouz Ehsani et Mehdi Hasani

Parmi ceux qui risquent d’être exécutés figure Mehdi Hasani, un homme de 48 ans originaire de Shahr-e Rey. Il a été arrêté à Zanjan le 11 septembre 2022, puis transféré au pavillon 209 de la prison d’Evin. Selon certaines informations, il a été soumis à une détention prolongée et à des interrogatoires avant d’être transféré dans le pavillon 8.

Amnesty International a également adressé un appel urgent à Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire iranien, pour demander l’arrêt immédiat des exécutions de Behrouz Ehsani et de Mehdi Hasani.

« Je vous demande instamment d’arrêter immédiatement tout projet d’exécution de Behrouz Ehsani et de Mehdi Hasani, d’annuler leurs condamnations et leurs peines, et de les libérer, car leur détention est arbitraire en raison de graves violations du droit à un procès équitable », peut-on lire dans la déclaration.

Amnesty International a également demandé aux autorités iraniennes de permettre aux deux prisonniers de voir immédiatement leur famille, de bénéficier d’un avocat indépendant et de soins médicaux. En outre, l’organisation demande instamment que les responsables des actes de torture qu’ils auraient subis soient tenus de rendre des comptes dans le cadre d’une procédure judiciaire équitable.

Résumé

L’expert iranien Ahmad Bokharaei a déclaré que le nombre de personnes dans le couloir de la mort en Iran a dépassé les 7 000, dont 54 cas politiques et liés à la sécurité. Selon certaines informations, au moins 20 exécutions ont eu lieu le 8 mars 2025, mais les autorités n’ont pas divulgué de chiffres exacts. Amnesty International a exhorté le pouvoir judiciaire iranien à mettre un terme aux exécutions des prisonniers politiques Behrouz Ehsani et Mehdi Hasani, en faisant part de ses inquiétudes quant aux violations du principe d’équité des procès. La récente augmentation du nombre d’exécutions intervient dans un contexte de troubles intérieurs, de difficultés économiques et de surveillance internationale, ce qui a suscité des appels à une intervention diplomatique pour répondre aux préoccupations en matière de droits de l’homme en Iran.