Fatemeh Zia’i, une prisonnière politique âgée de 66 ans et atteinte d’une grave maladie, a été arrêtée à nouveau en Iran, ce qui met sa vie en danger. Une action urgente est nécessaire pour obtenir sa libération et des soins médicaux.
Fatemeh Zia’i, une prisonnière politique âgée de 66 ans, est confrontée à de graves risques sanitaires après sa nouvelle arrestation à Téhéran. Le 7 août 2025, des agents du ministère du Renseignement l’ont arrêtée à son domicile, ignorant ses besoins médicaux critiques. Cette arrestation marque un nouveau chapitre dans sa longue histoire de persécution pour activisme politique. Son cas exige une attention urgente de la part de la communauté internationale afin de remédier à l’aggravation de l’état de santé des prisonniers politiques en Iran.
Une histoire de persécution implacable
Fatemeh Zia’i Azad, connue sous le nom de Hourieh, est née en 1957. Elle est titulaire d’une licence en sciences politiques, est mariée et a deux enfants. Les autorités l’ont arrêtée à plusieurs reprises au cours des décennies pour ses activités politiques, en particulier pour son soutien à des causes idéologiques. En septembre 2023, elle a bénéficié d’une libération médicale temporaire en raison de sa santé déclinante. Cependant, sa nouvelle arrestation a mis fin à son traitement critique, mettant sa vie en danger immédiat.
Aggravation des conditions sanitaires critiques
Fatemeh Zia’i souffre d’une sclérose en plaques (SEP) avancée, d’une infection pulmonaire grave ressemblant à la tuberculose et d’une infection chronique de la vessie. Ces maladies limitent considérablement sa mobilité, la laissant à peine capable de marcher. De plus, son infection pulmonaire provoque une détresse respiratoire aiguë, ce qui retarde le traitement vital de la sclérose en plaques. Les experts médicaux avertissent que l’interruption du traitement de la sclérose en plaques, en particulier à ce stade, peut aggraver les symptômes et entraîner une invalidité permanente. Les responsables médicaux de la prison ont précédemment déclaré que sa détention menaçait directement sa vie et ont insisté pour qu’elle soit traitée dans des établissements spécialisés à l’extérieur de la prison.
Effets psychologiques et physiques
La réarrestation d’une prisonnière politique gravement malade comme Fatemeh Zia’i met non seulement sa vie en danger, mais lui inflige également de graves pressions psychologiques et physiques. Les défenseurs des droits de l’homme appellent cela la « torture blanche », qui consiste à utiliser la maladie comme outil de coercition. Sa détention dans un environnement carcéral confiné, sans accès à des soins appropriés, risque d’entraîner une détérioration irréversible de sa santé. Par exemple, son infection pulmonaire avancée nécessite un traitement urgent et spécialisé, que les établissements pénitentiaires ne peuvent pas fournir.
Violations des droits fondamentaux
Le cas de Fatemeh Zia’i révèle de multiples violations des normes internationales en matière de droits humains. Sa détention ne tient pas compte du droit à la vie, car l’absence de soins médicaux la met directement en danger. En outre, la détention d’un prisonnier malade sans traitement constitue un traitement inhumain et une torture psychologique. Les normes internationales exigent un traitement humain pour tous les prisonniers, y compris un accès rapide à des soins de santé spécialisés. Pourtant, les autorités n’ont pas accordé de libération conditionnelle à Zia’i ni suspendu sa peine, malgré son état critique.
Appel urgent à l’action
La nouvelle arrestation de Fatemeh Zia’i, compte tenu de ses problèmes de santé qui mettent sa vie en danger, est profondément inhumaine. Elle est le reflet d’une tendance plus générale à exercer des pressions physiques et psychologiques sur les prisonniers politiques en Iran. Cette approche ne met pas seulement en danger des vies individuelles, mais elle nuit également à la réputation de l’Iran dans le monde. Les défenseurs des droits humains soulignent que l’accès aux soins médicaux et le droit à la vie sont des droits fondamentaux et inaliénables pour tous, y compris les prisonniers. Par conséquent, une action immédiate est nécessaire pour obtenir la libération de Fatemeh Zia’i et veiller à ce qu’elle reçoive un traitement adéquat.
Un appel à l’humanité
Le cas de Fatemeh Zia’i est un rappel brutal des difficultés que rencontrent les prisonniers politiques pour accéder aux droits fondamentaux. Les défenseurs des droits de l’homme appellent la communauté internationale à faire pression en faveur de sa libération et à exiger que les responsables de ces violations rendent des comptes. Sans une intervention rapide, l’état de santé de Mme Zia’i continuera de se dégrader, ce qui pourrait avoir des conséquences fatales. Le monde doit agir pour la protéger et protéger d’autres personnes comme elle.


