CSDHI – La conduite judiciaire et sécuritaire du juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini dans les affaires politiques, sécuritaires et liées aux manifestations de 2022 n’a pas seulement abouti à des peines extrêmement sévères, mais s’est systématiquement accompagnée de tortures, d’aveux forcés et de procès secrets. Ces pratiques — combinées aux condamnations à mort qu’il a prononcées — ont conduit plusieurs gouvernements et institutions internationales, dont le Royaume-Uni, l’Union européenne, le Canada et la France, à sanctionner le juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini pour violations massives des droits humains. Les Nations Unies ont également déclaré officiellement que ses procédures violaient les principes fondamentaux d’un procès équitable.
Ce rapport met en lumière les pratiques de torture documentées, les méthodes judiciaires et sécuritaires, ainsi que les réactions officielles des organismes internationaux, offrant un aperçu clair de l’ampleur des violations des droits humains dans les affaires jugées par le juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini.
1. Schémas de torture et d’aveux forcés dans les affaires placées sous l’autorité du juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini
1.1 Le cas des enfants et des jeunes détenus à Karaj (2022–2023)
Dans l’affaire des quinze enfants et adolescents arrêtés lors des manifestations de Karaj, les accusés ont déclaré directement devant le tribunal que leurs aveux avaient été extorqués sous la torture. Les méthodes rapportées incluent :
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Violents passages à tabac lors de l’arrestation et des interrogatoires
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Suspension par l’arrière (« chicken hang »)
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Décharges électriques
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Coups de pied à la tête et au visage provoquant des pertes de connaissance
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Passage à tabac simultané par plusieurs agents
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Obligation de réciter des déclarations pré-rédigées
Tortures documentées et aveux forcés dans les affaires supervisées par le juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini
(Le tableau est traduit fidèlement et adapté en texte lisible)
Mohammad-Mehdi Karami (22 ans, ouvrier ; exécuté le 7 janvier 2023)
– Passage à tabac sévère, mâchoire déboîtée, dents cassées, blessures aux mains et à la tête
– Suspension « chicken hang », coups collectifs, lecture forcée d’aveux en audience
– Aucune prise en charge médicale, perte de connaissance ; aveux forcés rejetés mais exécution maintenue
– La veille de son exécution, un faux « pardon » lui a été annoncé pour le pousser à se prosterner
Seyyed Mohammad Hosseini (18 ans ; exécuté le 7 janvier 2023)
– Passages à tabac alors qu’il était menotté et les yeux bandés ; coups à la tête provoquant l’évanouissement
– Coups de barre métallique sous les pieds ; décharges électriques ; suspension « chicken hang »
– Aveux juridiquement invalides ; son avocat a documenté les tortures
Hamid Ghareh-Hassanlou (53 ans, radiologue ; condamné à 15 ans)
– Violents coups entraînant côtes cassées et poumon perforé
– Transfert de l’hôpital au tribunal par les services secrets
– Sa femme, Forouzan, également torturée : raid violent, faux aveu forcé puis rétracté
– Aucun avocat autorisé à intervenir
Reza Arya (43 ans ; condamné à mort)
– Enlevé sur son lieu de travail
– Pressions psychologiques, aveux forcés
– Une vidéo prouvant son innocence a été ignorée
– Procès non public
Amir-Hossein Mohammadi (26 ans, acteur ; condamné à mort)
– Violents passages à tabac lors de l’arrestation ; aveux forcés
– Ajout soudain comme « 16e accusé » sans justification
Autres accusés
– Pressions psychologiques, perquisitions violentes, menaces, absence d’avocats
– Peines allant jusqu’à 25 ans
– Aveux forcés entre co-accusés, acceptés par le tribunal
Les requêtes d’examen médical indépendant ont été ignorées. Les plaintes pour torture n’ont jamais été examinées.
1.2 Pressions psychologiques et sécuritaires sur les accusés et leurs familles
Les forces de sécurité ont eu recours à :
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Menaces contre les familles
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Interdiction prolongée de visites
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Transferts nocturnes entre centres de détention
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Blocage des appels téléphoniques
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Obligation à signer des aveux écrits
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Menaces directes aux familles pour forcer la coopération
Plusieurs familles ont déclaré que le tribunal agissait « comme une extension du service de renseignement ».
1.3 Tortures dans des affaires politiques antérieures
Dans des affaires impliquant des prisonniers politiques comme Ali Moazami ou Arzhang Davoudi, les détenus sont apparus avec des signes de torture, tandis que le juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini :
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Refusait d’évaluer leur état
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Refusait l’accès aux avocats
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Rendait des verdicts sans enquête indépendante
2. Violations systématiques de la procédure
2.1 Procès secrets et non publics
Familles et médias exclus, en violation des principes de transparence.
2.2 Refus des avocats choisis
Avocats imposés par l’État, sans accès aux dossiers.
2.3 Dépendance totale aux rapports des services secrets
Absence d’expertises, de contre-enquêtes, de reconstitutions.
2.4 Conduite non judiciaire
Le juge insultait, intimidait et coupait la parole aux accusés, notamment lorsqu’ils évoquaient la torture.
3. Sanctions internationales
Royaume-Uni, Union européenne, Canada, France
Tous ont sanctionné le juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini pour :
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Exécutions basées sur des aveux sous la torture
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Procès inéquitables
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Violations du droit à la vie
Sanctions : gel des avoirs, interdiction de voyager, reconnaissance de violations graves.
4. Réactions des Nations Unies
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et plusieurs rapporteurs spéciaux ont qualifié ces procès de :
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“graves violations des droits humains”
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“utilisation de la peine de mort pour réprimer la dissidence”
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“risque continu d’exécutions”
5. Analyse juridique
Le juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini est responsable de violations :
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de l’article 5 de la Déclaration universelle (interdiction de la torture)
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des principes de procès équitable
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de la Convention relative aux droits de l’enfant
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et relève potentiellement de la responsabilité pénale individuelle en droit international
6. Conclusion
Le juge Seyyed Mousa Assef al-Hosseini est l’un des principaux auteurs de violations systématiques des droits humains en Iran.
Les sanctions de plusieurs États et les condamnations de l’ONU montrent que ses pratiques sont reconnues internationalement comme graves, organisées et structurelles.
Une action internationale — suspension, enquêtes indépendantes et poursuites — est indispensable pour prévenir de nouvelles violations.



