La situation des droits de l’homme en Iran a atteint un seuil critique, marqué par une intensification brutale de la répression étatique. Selon les dernières données recueillies et analysées en collaboration avec le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), une vague d’arrestations massive a été documentée, révélant la nature systématique de la violence exercée par le régime des mollahs contre sa propre population.
Les chiffres sont glaçants : sur une période ciblée allant du 28 décembre au 14 janvier, ce sont pas moins de 50 000 arrestations et détentions qui ont été recensées à travers le pays. Ce bilan, loin d’être une simple statistique, témoigne d’une guerre ouverte déclarée contre la liberté d’expression et les aspirations démocratiques du peuple iranien.
Une mécanique de répression systématique
L’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI/MEK), principale composante du CNRI, a joué un rôle crucial dans la collecte de ces informations via son réseau interne, malgré le black-out médiatique imposé par Téhéran. Ces 50 000 interpellations ne visent pas des criminels, mais des citoyens ordinaires, des jeunes, des femmes et des militants politiques qui osent réclamer leurs droits fondamentaux.
Cette vague d’arrestations massive démontre la fragilité d’un régime qui ne tient plus que par la coercition. Les forces de sécurité, notamment le Corps des Gardiens de la Révolution (pasdaran) et les agents du renseignement, opèrent en toute impunité, procédant à des rafles arbitraires dans les rues, les universités et au domicile des citoyens.
Les prisons iraniennes : une crise humanitaire
L’afflux soudain de dizaines de milliers de détenus dans un système carcéral déjà vétuste et surpeuplé engendre une catastrophe humanitaire. Les rapports indiquent que les prisonniers sont entassés dans des conditions insalubres, privés de soins médicaux et d’accès à une représentation juridique.
Plus inquiétant encore est le recours systématique à la torture pour extorquer des aveux forcés. Le CSDHI rappelle que ces pratiques violent toutes les conventions internationales ratifiées par l’Iran. Le sort de ces détenus, dont beaucoup sont des « disparus forcés », doit alerter la communauté internationale. Le silence face à ces atrocités équivaut à une complicité.
Urgence humanitaire dans les prisons
L’afflux soudain de dizaines de milliers de nouveaux détenus dans un système carcéral déjà vétuste provoque une crise humanitaire immédiate. Les rapports qui nous parviennent décrivent des conditions de détention inhumaines :
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Surpopulation critique : Les prisonniers sont entassés dans des cellules insalubres, sans espace vital minimal.
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Absence de soins : Le refus d’accès aux soins médicaux est utilisé comme un moyen de pression supplémentaire.
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Torture et mauvais traitements : Le risque de torture pour extorquer des aveux forcés est omniprésent, en violation flagrante des conventions internationales.
Le CSDHI rappelle que la détention arbitraire et les traitements dégradants constituent des violations graves des droits de l’homme dont les auteurs devront répondre.



