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prison iranCSDHI - Les autorités iraniennes recourent à la détention au secret, à l'isolement cellulaire prolongé et aux menaces à l'encontre de prisonniers afin de leur extorquer des « aveux » forcés.

S'appuyer sur des aveux forcés et les qualifier de preuves crédibles a été une habitude des dictateurs au cours du passé. Le régime iranien a une longue expérience en matière d’emploi et de condamnation de la population à cet égard.

En réalité, les autorités iraniennes ont recours à ces « preuves » et les publient dans les médias pour intimider la société et empêcher les manifestations populaires. Par conséquent, la priorité des bourreaux et des tortionnaires est d’humilier les détenus plutôt que d'obtenir des informations.

La vérité est que les autorités du régime condamnent les détenus avant de les arrêter. Le 22 novembre, après une semaine de manifestations anti-régime en Iran, Ahmad Khatami, l’imam de la prière du vendredi à Téhéran, a sévèrement jugé les manifestants lors de son prêche : « Comme nous nous sommes occupés des Moudjahidine du Peuple [Mojahedin-e Khalq] dans les années 1980, nous devrions les traquer, maison après maison... Ce sont des Mohareb [des ennemis de Dieu], et ils doivent être punis de la peine la plus sévère. »

Depuis 1979, le peuple iranien voit fréquemment ces aveux forcés à la télévision officielle. En fait, le régime a été contesté par le peuple au cours de ces 40 années. Mais la réponse des mollahs a toujours été une poigne de fer. Ils envoient l'appareil oppressif arrêter des personnes arbitrairement. Ensuite, le pouvoir judiciaire obtient les aveux de certains d'entre eux sous la torture ou en leur faisant des promesses creuses. Ensuite, la propagande du régime les qualifie de victoire et les publie dans les différents canaux gérés par le régime. Et finalement, le régime punit ces personnes sur la base de ces aveux forcés, parfois par la peine de mort.

La réalité est que le régime iranien cherche à atteindre deux objectifs avec les aveux forcés. Premièrement, comme la majorité de la société ne croit pas aux déclarations des responsables, ceux-ci tentent dd’éffrayer les gens par ces émissions télévisées. Deuxièmement, les autorités voudraient briser l’esprit des manifestants tout en les réprimant brutalement. À cet égard, les chaînes de télévision officielles décrivent ironiquement ces gens comme les meneurs des manifestations.

Cependant, il faudrait prendre en considération que si le régime pouvait réprimer les manifestations et contrôler la situation, comme le prétendent un certain nombre de ses responsables, alors pourquoi encourage-t-il la promotion de telles vidéos qui attirent immédiatement les condamnations internationales ? En réalité, malgré les affirmations des autorités sur la normalisation de la situation, la société iranienne a franchi un tournant dans sa confrontation avec le fascisme religieux. La vérité est que si le régime réussissait à mettre fin aux manifestations, il devrait rétablir les communications de la population sur Internet mobile. Ou le régime devrait annuler la situation d'urgence et renvoyer les forces militaires dans leurs bases situées au-delà des villes. Mais comme toujours, les mollahs se vantent eux-même de persuader le peuple que le régime est stable. Toutefois, l’expansion rapide des manifestations dans 180 villes du pays a bien prouvé que le régime iranien manque non seulement de stabilité, mais qu’il est au bord de l’effondrement.

Source : INU